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 Merry Christmas de Léa

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Ygraïn
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MessageSujet: Merry Christmas de Léa   Lun 1 Mai - 16:54


Merry Christmas
par Léa



Le genre: Aventures (un peu)

Les personnages concernés: Intel Unit, Astrid

Etat: Complet

Longueur: Ennviron 35 pages word

Résumé: Une journaliste fait un reportage sur la manière dont le milliardaire Largo Winch (avec ses proches) passe Noël

Les avertissements: Tout public.

Note: Ne pas tenir compte de la saison 2 de largo Winch, puisque ça a été écrit avant sa diffusion

Copyright: Les personnages de Largo Winch ne m'appartiennent évidemment pas, mais appartiennent à Van Hamme (et sans doute Dupuis est les divers participants de la coproduction pour la série et le personnage de Joy).

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Ygraïn
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MessageSujet: Re: Merry Christmas de Léa   Lun 1 Mai - 16:55


Merry Christmas
par Léa



Patinoire de Central Park NY – Vendredi 21/12/01 15h30

Profitant du soleil d’hiver et d’une demi-journée de congé, Largo et Simon avaient entraîné Joy à la patinoire. La jeune femme avait d’abord protesté pour la forme, puis s’était laissée gagner par l’humeur festive ambiante. A présent, tous trois s’amusaient comme les gamins insouciants qu’ils n’étaient plus depuis longtemps.


Les 3 amis discutaient tout en patinant.
Simon : Dis moi Larg’ comment se fait-il que le vieux Sullivan t’ait accordé ton après-midi ? Il se laisse gagner par l’esprit de Noël ?
Largo : Oh non ! J’aimerais bien, remarque. En fait, c’est juste une compensation pour se faire pardonner de ne pas avoir vu venir le dernier coup tordu du Conseil d’Administration.
Simon : Quel genre de coup tordu ?
Largo : Du genre d’un Conseil d’Administration programmé le 24 décembre à 11h !
Simon : Rude. Présentée comme ça, cette demi-journée me paraît un minimum !
Joy, légèrement devant eux, se retourna, patinant en arrière pour mieux ajouter son grin de sel.
Joy,espiègle : Et moi qui croyais que c’était juste parce que c’est toi le patron !

Largo se tournant vers Simon : Je rêve ou elle se moque de moi, là ?
Simon : Ah non, tu ne rêves pas. Elle se fout ouvertement de toi.
Largo : Et tu croyais que j’allais laisser passer ça ?
Sur ce, Largo accéléra le mouvement et se jeta sur Joy, l’entraînant contre la rambarde.
Joy : Largooo
Sbongh ! (ils heurtèrent la barrière)
Joy : Hey, tu m’as délibérément envoyé dans le décor !
Largo : Ca t’apprendra à te moquer de moi !

Ils continuèrent à se chamailler mais Simon ne les écoutait plus. C’était un autre détail de la scène qui l’intéressait à présent.

Largo avait attrapé Joy par la taille en chahutant. En soi, rien de surprenant ni d’anormal.
Non, ce qui intéressait Simon, c’était de savoir combien de temps mettrait Joy à s’apercevoir que ses bras étaient restés là, maintenant qu’ils étaient adossés à la rambarde. Sa réaction risquait d’être une grande source d’amusement pour lui… et une excellente matière à partir de laquelle la mettre en boîte !
Aussi, son amusement décupla-t-il par anticipation lorsque son œil acéré surprit les mains de son pote en flagrant délit : elles tentaient discrètement mais distinctement de se frayer un chemin sous l’anorak de la belle sans que celle-ci n’y prête attention.
En fin connaisseur, Simon admira la technique de son ami : détourner l’attention d’une dame sur la défensive par une conversation animée pour lui laisser le temps de s’habituer à la présence de ses mains avant que le sujet ne soit mis sur le tapis.
Lui-même maîtrisait d’ailleurs cette technique avec une certaine dextérité… mais de là à tenter la manœuvre sur Joy !
Simon en était à admirer l’audace de son vieux frère quand la réaction qu’il attendait se fit entendre, lui indiquant que les mains de ce dernier étaient parvenues à établir un contact…

Joy,vivement : Hey ! Ote tes mains de là ; elles sont froides ! ! ! !
La perche était trop belle, Simon ne put résister …
Simon, narquois : Mais c’est seulement parce qu’elles sont froides parce que sinon…

Joy,outrée : Simon ! ! !
Dans le même mouvement, elle en profita pour reculer d’un pas, échappant ainsi à l’étreinte de Largo qui souriait, narquois. Celui-ci mit cependant ses mains à l’horizontal pour faire constater à Joy qu’elles étaient rougies.
Largo,innocemment : Je le sais, qu’elles sont froides. Regarde, elles sont en train de geler… Fallait bien que je les réchauffe… J’ai perdu mes gants.
Pour toute réponse, Joy lui adressa un coup d’œil méfiant accentué par un haussement de sourcil.
Simon, pour qui s’en était trop, pouffa bruyamment de rire. Décidément, ce type était incroyable ! ! !
Joy, elle, opta pour le dédain et s’élança à nouveau sur la glace, laissant sur place les deux moqueurs. Après un coup d’œil à Simon, Largo ne put garder son sérieux plus longtemps et rit de bon cœur…
C’est donc dans la bonne humeur, et sur un équilibre précaire, que les deux compères s’élancèrent à la suite de Joy qui s’impatientait non loin de là.
Joy : Et bien, vous venez !
Largo : Allons mon pote, allons-y ! Ne faisons pas attendre une dame !
Simon, enjoué : Ah non alors ! On peut me reprocher beaucoup de choses, mais certainement pas ça !

½ heures plus tard dans un coffee-shop voisin du Park


Fatigués, les trois amis avaient abandonné leurs patins pour se réchauffer en prenant un café dans un coffee-shop de Central Park West.
Malgré les protestations de Joy, Largo avait insisté pour s’asseoir à une table le long de la baie vitrée. De là, il pouvait observé la foule qui se pressait en direction de la patinoire.
Joy s’était assise en face de lui et faisait de même … mais pour s’assurer que personne ne profiterait de ce que son patron soit ainsi exposé pour lui tirer dessus !
A côté d’elle, Simon faisait de son mieux pour attirer l’attention d’une serveuse ravissante mais débordée… tout en adressant ses plus beaux sourires aux jeunes et jolies jeunes femmes de l’assistance.
Cela l’accaparait d’autant plus que nombre d’entre elles étaient tournées dans leur direction. L’une d’elle prit même un magazine posé sur une table basse pour prouver à son petit ami que si elle fixait avec attention l’homme assis à cette table ; c’était uniquement parce qu’elle avait reconnu Largo Winch qui figurait en couverture.
Ne voyant pas la serveuse arriver, Joy s’impatienta.
Joy : Et bien, tu l’appelles cette serveuse au lieu de faire le joli cœur !
Simon : Oui, oui, ça va ! Quel caractère !

Puis, taquin, il fit mine de soupirer : Enfin, ça fait partie de son charme…
Simon s’attendait à ce que Largo réagisse. Peut-être même se joigne à lui pour asticoter un peu sa garde du corps…
Mais il n’en fit rien. Largo n’avait pas réagi. En fait, il ne l’avait même pas écouté. Il contemplait la foule des promeneurs et semblait pensif.
Simon et Joy échangèrent un regard puis cherchèrent dans la foule ce qui accaparait les pensées de Largo.
Simon vit à son air un peu triste qu’il n’avait pas été vampirisé par quelque beauté hivernale.
En regardant mieux la composition de cette marée humaine, il comprit.
A quelques jours de Noël, la patinoire de Central Park, toute proche, était le point de ralliement de familles qui rentraient et sortaient du parc en riant. Là, une petite fille sautait sur place, patins retenus sur les épaules par les lacets, tirant son père par la manche pour arriver plus vite à la patinoire. Ici, des adolescents tenaient une conversation animée à leurs parents, se moquant et imitant leur attitude sur les patins. Plus loin, un homme d’une trentaine d’année soutenait la progression difficile d’un homme âgé qui lui ressemblait beaucoup.
Une parfaite illustration d’un Noël en famille songea Simon… De quoi foutre un blues monumental à mon pauvre pote ! Digne de ceux qui le prenaient parfois, dans une autre vie… dans notre autre vie… à l’époque où il nous arrivait parfois de fêter Noël seuls et sur la paille, dans tous les sens de l’image bien sûr !
Il devenait urgent de faire diversion et de tirer Largo de ses idées noires.


Simon : Au fait Largo, tu m’as dit qu’Astrid arrivait quand au fait ?
Largo,émergeant : Hein ? Oh, Astrid ? Demain matin, Joy ira la chercher à l’aéroport.
Simon : Joy ? Mais… j’aurais pu y aller, moi !v
Largo,se déridant un peu : Personne n’en doute mon vieux Simon ! Toujours prêts à te montrer serviable… surtout pour jouer les chevaliers servants auprès d’Astrid !
Simon : Oh tu peux parler, toi ! C’est pas parce qu’à présent tu lui préfères…
Largo,le coupant : Allons Simon, ne t’emporte pas. Je plaisantais.
Simon : Ouais. Enfin…. C’est bien que tu le prennes bien.
Largo : J’avais pas trop le choix. Le Conseil a exigé que je fasse un effort avec la presse… histoire d’améliorer mon image. (imitant Cardignac) « Vos incessantes aventures amusaient peut-être l’adolescent attardé que vous étiez avant votre arrivée ici mais elles ne conviennent pas du tout à un businessman crédible. Comment voulez-vous que l’on vous respecte dans le milieu si la presse ne cesse de relater avec force de détails et de critiques vos coups d’éclats douteux ?! Sans compter que l’image du Groupe… »
Joy,le coupant : Oh pitié, arrête ! Ton imitation de Cardignac est plus vraie que nature !

Simon : En fait, moi je parlais du fait qu’entre nous d’eux, c’est moi qu’Astrid préfère !
Largo : Alors là mon vieux, tu es d’une mauvaise foi…
Joy : cherchant à désamorcer le sujet : Au fait Largo, Astrid et toi avez réussi à vous mettre d’accord sur les modalités de son reportage ?
Largo : Oui, mais ça n’a pas été sans mal. Quand le Conseil a suggéré que je sois suivi par un reporter pendant les fêtes afin d’améliorer mon image, j’ai crains le pire… C’est vrai quoi ! Je vous ai demandé de rester avec moi pour qu’on passe les fêtes tous ensemble et voilà que ça tourne à l’opération de relations publiques ! ! !
Alors, quand j’ai appris qu’Astrid s’était mise à ce genre de chose, j’ai poussé un « OUF ! ! ! » de soulagement. Quitte à ce que quelqu’un vienne s’immiscer dans nos vies, et pendant les fêtes en plus, autant que ce soit une amie ! C’est quand même plus agréable ! Même si Astrid est bien déterminée à ne pas m’accorder de traitement de faveur… Vous la connaissez !
Simon : C’est curieux qu’elle donne dans le reportage « people », je croyais que c’était une journaliste d’investigation ? !
Joy : C’est toujours le cas. Mais après les mésaventures qui lui sont arrivées, elle a dû apprendre à faire des concessions pour se faire sa place dans le milieu à Washington. Et puis, comme elle a décidé de ne plus travailler qu’en free-lance pour préserver son indépendance, elle doit accepter ce genre de commandes ponctuelles pour financer ses enquêtes plus… sérieuses.
Simon : Mais dis-moi, Joy, tu m’as l’air bien renseigné ? Tu as fait une enquête ou quoi ?
Joy : Pas du tout. Je suis seulement restée en contact avec elle. On a pas mal de relations communes à Washington ; ça peut nous être utile, à l’une comme à l’autre. Alors quand Largo m’a parlé de ce projet et m’a dit qu’Astrid avait justement fait une demande en ce sens auprès du Service de Presse, je l’ai tout simplement appelé.

Simon : Quoi ? ? Tu veux dire qu’elle a envoyé un courrier à l’Attachée de presse de Largo pour faire ce reportage au lieu de lui téléphoner directement ?
Largo : Et oui ! Moi aussi, ça m’a surpris au début. En fait, j’en aurais même rien su si il n’y avait pas eu cette idée brillante de Sullivan… (grimace) Astrid m’a expliqué qu’elle n’avait pas voulu solliciter une faveur… et qu’en échange, je devais pas m’attendre à la moindre complaisance de sa part.
Simon : Sacrée Astrid, elle change pas ! Je ne me fais pas trop de soucis pour ton image, Largo, ta belle gueule conduit toujours les gens à te filer le bon Dieu sans confession … Mais, est-ce que ça ne risque pas de nous poser des problèmes de Sécurité … l’équipe de tournage et l’intrusion d’une caméra à proximité de nos systèmes de sécurité, par exemple ?
Joy : J’en ai déjà parlé avec elle. Elle refuse la complaisance pour l’image de Largo, mais en revanche elle comprend très bien nos impératifs en matière de sécurité…
Largo : Faut dire que la dernière fois qu’on s’est vu, elle en a eu un petit aperçu…
Joy : …Elle est d’accord pour filtrer ou rendre partiellement floues les images qui seraient indiscrètes pour notre dispositif ; à condition d’en préciser la raison aux téléspectateurs. Et pour ce qui est de l’équipe de tournage, il n’y aura qu’un cameraman, avec lequel elle a déjà travaillé. En plus, il ne sera pas là en permanence. Astrid utilisera parfois un simple camescope. C’est la grande mode à la TV, "ça fait plus intime" paraît-il.
Simon : J’imagine que tu t’es renseigné sur cet intrus.
Joy : En fait, non… J’ai laissé ce soin à Kerensky.
Largo : Il n’y a donc rien à craindre.

Simon, cabotin : Et à partir de quand faut-il que je soigne ma présentation pour la caméra ?
Largo : Le reportage devrait commencer dès demain après-midi et durera jusqu’au 25. Il sera diffusé dès le 02 janvier. Mais permets moi de te rappeler, mon cher Simon, que c’est moi le sujet de ce reportage…
Simon : Tatata… Prétentieux ! C’est un reportage sur toi et les tiens … la manière dont on fête Noël à la maison, bref, on est tous concerné !
Joy : Simon n’a pas tort, pour une fois. Mais en ce qui me concerne, je vous laisse la vedette sans problème !
Simon : La CIA n’aime pas les caméras, c’est bien connu !
Joy : Très drôle… Je te ferai remarquer que Kerensky aussi risque d’apprécier moyennement la médiatisation.
Simon : Oh, pardon ! C’est un truc d’espions alors !
Largo : Je suis désolé de vous imposer ça… Quand j’ai insisté pour qu’on passe Noël ensemble, c’était vraiment pas l’idée que j’avais en tête… "Un Noël en famille"…Décidément, je crois qu’il est écrit que je n’aurais jamais cette chance…
Joy,doucement : Allons Largo, ce n’est rien. En fait, je suis pas mécontente qu’Astrid se joigne à nous. On s’entend plutôt bien toutes les deux. Ca me fera plaisir de la voir.

Simon : Dis donc, si ces deux-là commencent à devenir aussi copines, je crois qu’on a du soucis à se faire, toi et moi ! ! !
Largo sourit. Simon enchaîna donc pour continuer à restaurer sa bonne humeur.
Simon : Hey, qu’est-ce qu’on fait de notre dernière soirée de liberté avant la surveillance des caméras ? On va en boîte ?
Largo : Ca ne me dit rien. Ca n’est pas très…
Joy : esprit de Noël ?
Largo : Ouais. En fait, je préférerais un truc plus simple. Un ciné par exemple ?
Simon : Soit. Joy, ça te va ?
Joy approuva d’un signe de tête.
Joy : Sans vouloir jouer les rabat-joie, je crois qu’il est temps de rentrer.

Largo : Tu as raison. Le fait que Sullivan m’ait accordé ma demi-journée ne signifie pas qu’il ne m’a pas laissé une pile de documents à signer sur mon bureau. Alors, si on veut sortir ce soir…

File d’attente d’un cinéma sur Broadway Avenue – Vendredi 21/12/01 20h15

Simon : Tout le monde est d’accord ? Science-fiction ?
Largo : OK pour moi.
Joy : Moi aussi.
Simon : Très bien. Le seul ennui, c’est que c’est le succès du moment, y’a foule ! Largo, on pourrait pas…
Largo : Simon, je t’ai déjà dit non. On fait la queue, comme tout le monde. Je vois pas en quoi diriger le Groupe W me donnerait des privilèges sur les files d’attente de cinéma. Le Groupe W n’est même pas implanté dans l’industrie cinématographique.
Simon, claquant des dentSimon : Et bien, il serait peut être temps de songer à y remédier. Il caille !

Largo : Non, j’insiste pour qu’on fasse les choses NORMALEMENT. C’est Noël, et en ce moment, j’ai envie d’être comme les autres.
Joy : Sans compter que dans un lieu public aussi fréquenté, il est préférable de rester incognito.
Simon : C’est pas possible, tu bosses tout le temps. T’arrêtes jamais de réagir en Garde du corps ?
Joy,laconique : Non.
Largo : Pitié vous deux, faîtes un effort. C’est à se demander pourquoi Kerensky a préféré passer la soirée en compagnie de ses ordinateurs qu’avec nous !
Simon, amusé : Dis tout de suite que c’est de notre faute !
Largo,ironique : Loin de moi cette idée.
Joy,frissonnant : En tout cas, Simon a raison sur un point : il caille ! !

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MessageSujet: Re: Merry Christmas de Léa   Lun 1 Mai - 16:57

Profitant d’un mouvement de la foule qui les bousculait un peu, Largo passa les bras autour de Joy pour la réchauffer. Simon afficha un sourire moqueur mais un clin d’œil du jeune milliardaire l’invita à se taire encore un instant. Un nouveau mouvement de foule empêcha Simon de voir le geste esquissé par son ami mais il ne tarda pas à comprendre…
Joy : Hey ! T’as encore les mains gelées, c’est ça ?
Largo lui adressa un sourire charmeur et un regard de chien battu pour l’apitoyer.
Simon admira une nouvelle fois la technique…
Largo, murmurant : Oses me dire que c’est pas vrai.
Joy : Heu… c’est vrai que t’as les mains gelées… mais enfin… tu peux pas mettre des gants, comme tout le monde.
Largo : Je te l’ai déjà dit. J’ai perdu les miens et j’ai pas eu le temps de les remplacer.
Joy, ironique : Pauvre milliardaire qui trouve pas moyen de s’acheter une paire de gants !
Largo : Hey, qu’est-ce que tu crois ? C’est que j’ai une multinationale à faire tourner, moi !

S et Joy : Pppffff…
Largo, plaisantant : Sullivan et Cardignac ont peut-être raison… Mon image de businessman gagnerait à être améliorée ! Si même mes proches ne me trouvent pas crédible ! ! !
La file commença à entrer dans le cinéma et Simon en profita pour glisser un mot à Largo sans que Joy ne l’entende :
Simon : Bah, l’important c’est, qu’en attendant, t’as les mains au chaud !

Le lendemain : Samedi 22/12/01 – 11h , Limousine de Largo Winch

Comme convenu, Joy était passée chercher Astrid Weiss et son cameraman, Phil Cox, à l’aéroport de La Guardia avec la limousine de Largo.
Astrid choisit ce moment pour tourner le prégénérique de son émission.

Astrid, à la caméra de Phil : « Bonsoir, Mesdames et Messieurs, je suis Astrid Weiss et vous regardez le premier numéro de "3 jours avec un milliardaire" qui pourrait, cette fois, s’intituler "Noël avec un milliardaire". En effet, nous sommes le 22 décembre et je vous parle en ce moment depuis la limousine d’un jeune homme riche et influent dont Phil Cox, mon cameraman, et moi même allons suivre les déplacements jusqu’à Noël ! Mieux, nous allons littéralement nous incruster dans sa vie quotidienne ! Cet homme, c’est Largo Winch et voici celle qui sera notre guide pour franchir les portes de son univers : Joy, qui n’est autre que sa garde du corps. Phil braqua la caméra sur Joy qui ne broncha pas puis retour sur Astrid. Non non, ne souriez pas, et surtout ne vous fiez pas à ce charmant visage, Mesdames et Messieurs ! Pour l’avoir vue à l’œuvre, je peux vous assurer que la dame est d’une efficacité redoutable.

Mais revenons-en à Largo Winch : celui que la presse people new-yorkaise a classé parmi "les célibataires les plus convoités de Big Apple" a accepté de nous ouvrir les portes de ses appartements privés pendant les fêtes… Je suppose que vous vous demandez pourquoi ?
Hé bien, il va tout simplement essayer de vous convaincre que, mis à part son immense fortune et une propension impressionnante à s’attirer des ennuis, c’est un type normal ! ! !
Mais avant d’aller plus loin, je dois vous préciser que Largo Winch et moi sommes de vieux amis… d’avant la fortune pour lui et le journalisme pour moi… ce qui explique en partie que nos caméras puissent accéder à l’un des endroits les plus inaccessibles du pays ! Et comme ça, je pourrais également vous dire s’il nous joue la comédie pour avoir l’air d’un type ordinaire ! Mais ça m’étonnerait, il est incapable de me mentir correctement ! N’est-ce pas Joy ?
Cette fois, Joy tressaillit, mal à l’aise d’être ainsi convoquée pour prendre part au reportage.
Joy : Oui, c’est exact, tu as raison.
A : Joy, depuis combien de temps bosses-tu pour Largo ?
Joy : Ca fait environ 2 ans.
Astrid : Assez peu de temps finalement. Mais vous avez traversé pas mal de coups durs ensemble…
Joy, toujours laconique : On peut dire ça, oui.

Astrid, de nouveau à la caméra : Oh, pendant que j’en suis aux mises en garde, je dois également vous prévenir qu’il n’est pas certain que l’entourage de Largo soit très enthousiasmé par notre présence, et donc peu coopératif. Joy, par exemple, a horreur d’être médiatisée tant par discrétion que par nécessité professionnelle. Mais l’entourage de Largo tiendra pourtant une grande place dans ce reportage puisque nous allons nous attacher à vous montrer comme le célèbre playboy-PDG du Groupe W fête Noël.
Pour toute réponse, Joy leva les yeux au ciel et Astrid adressa, espiègle, un clin d’œil à la caméra.
Astrid : Qu’est ce que je vous disais ? »

A cet instant, la limousine ralentie et s’arrêta devant le Winch Building, ainsi que l’avait demandé Astrid.

Devant le Winch Building – NY- 22/12/01-11h15

Joy : Pendant que tu tournes ta séquence, je vais chercher vos laissez-passer et prévenir les gardes que vous êtes autorisés à filmer ici.
Joy entra alors dans le hall d’accueil de l’immeuble pendant qu’Astrid donnait des directives à Phil sur les plans à prendre et la manière de tourner la brève séquence suivante.

Astrid, à la caméra : « Nous voici à présent devant le siège du très puissant Groupe W, à New-York. Nous attendons Joy qui doit nous rejoindre avec des pass car le building est placé sous très haute surveillance pour des raisons évidentes de sécurité. A ce sujet, je dois vous signaler que ce reportage a fait l’objet de négociations avec Largo Winch, et surtout avec Joy, qui est intraitable sur les questions de sécurité. Nous nous sommes donc engagés à ne pas filmer ou à camoufler à l’image les dispositifs stratégiques de sécurité. Ainsi, les images que nous allons tourner ne pourront pas être par la suite utilisées par des gens mal intentionnés afin d’attenter à la vie de Largo. Ce serait un comble, c’est quand même un de mes amis !

Ah mais voilà Joy qui revient… donc direction : (mouvement de caméra en contre-plongée vers le sommet de l’immeuble) le dernier étage du building, à savoir, les appartements privés du maître des lieux (retour de la caméra sur Astrid) Allons Mesdames, c’est le moment d’être attentives ! » Nouveau clin-d’œil complice de l’apprentie animatrice à la caméra.
Puis Phil interrompit le tournage pendant que Joy leur ouvrait la voie vers l’ascenseur.
Joy : Je vous demanderais de ne pas filmer le système d’accès aux appartements privés. Pourriez-vous attendre que la porte de Largo s’ouvre pour tourner ?
Astrid : Oui, on devrait pouvoir faire un plan sympa sur la porte qui s’ouvre. Tu resteras hors-champ pendant que tu utilises la clef magnétique et composes le code d’accès. Ca te convient ?
Joy : Ca me va. Merci Astrid.

Astrid : Pas de quoi. Détends-toi, on n’est pas là pour te pourrir la vie.
Joy, se déridant : Tu auras peut-être du mal à me croire en présence de la caméra, mais je suis ravie de te voir…
Astrid : Je comprends.

Devant la porte de l’appartement de Largo - 22/12/01-11h25

Astrid : Phil, tu es prêts à tourner ? OKerensky, Joy, on y va.
Hors-champs, Joy leur autorisa l’accès.
Astrid, à la caméra : « Et maintenant, le moment tant attendu…
Astrid, suivi par la caméra de Phil, ouvrit la porte et s’engouffra dans l’appartement. Joy resta prudemment à quelques pas derrière eux.

Astrid, à la caméra : Mesdames et Messieurs, je vous présente Largo Winch.
Phil fit un zoom sur Largo qui attendait Astrid confortablement installé dans son fauteuil de PDG. Astrid ne put s’empêcher d’esquisser un sourire.
Quel cabotin… pensa-t-elle.
Astrid : Largo ! Simon ! Quelle joie de vous voir ! »
Les deux hommes se regardèrent puis, comme un seul homme, se jetèrent sur Astrid pour lui faire un triomphe de chahut et d’embrassades. Une fois de plus, les deux hommes firent mine de se disputer ses faveurs mais, c’est cette fois, dans la bonne humeur.
Phil, amusé, ne perdit pas une miette de la scène… Ce reportage s’annoncait très bien !
Joy, quant à elle, s’adossa à la porte de l’appartement. Elle regardait son patron et son supérieur retomber en enfance, un discret sourire aux lèvres… La présence d’Astrid fera du bien à Largo… elle le distraira de son blues de Noël…


Les effusions passées, Astrid reprit le cours de son reportage en allumant un petit camescope. Pendant ce temps, Phil Cox descendit, sous escorte, découvrir le fourgon de montage qui leur avait été attribué par la chaîne de TV et les attendait depuis la veille dans le parking souterrain du Groupe.

Après avoir fureté partout dans le penthouse avec son camescope pour montrer le cadre de vie de Largo, Astrid revint près du canapé où son "principal sujet". Celui-ci l’attendait en faisant le point avec sa secrétaire sur les modifications d’agenda. Astrid s’immobilisa un instant pour saisir la scène : Largo était assis au milieu du canapé devant la petite table où se trouvait une pile de documents. Sa secrétaire se tenait debout à ses côtés, penché vers lui avec son bloc-notes et l’agenda. Simon attendait, confortablement assis dans le fauteuil voisin, en grignotant des fraises. Joy, enfin, était assise sur l’accoudoir à l’extrémité opposée du canapé.
Astrid vint s’asseoir dans le second fauteuil, en face de Largo et régla la mise au point sur lui.
Astrid : « Alors, quel est le programme des réjouissances ?
Largo : Ben, pour ce qui est des réjouissances, cet après-midi, tu vas être déçue !
J’ai un déjeuner d’affaires avec un partenaire financier à 13h. Je suis désolé, mais il s’agit d’un projet confidentiel, tu ne pourras donc pas y assister… en tout cas pas à la table de négociations. J’ai réservé une seconde table dans le restaurant d’où tu pourras filmer quelques plans si tu le souhaites.
Simon : Je pourrais déjeuner à la seconde table avec Astrid, c’est pas sympa pour elle de la laisser toute seule. Joy n’aura qu’à rester près de toi, comme ça, à nous deux, on pourra surveiller l’ensemble du restaurant… C’est même plus prudent ainsi.
Largo : Hhhmm, quand dis-tu Joy ?

Joy, après un coup d’œil à Simon/ Je n’y vois pas d’objection. Il suffira d’utiliser des émetteurs.
Largo : Bien alors, c’est réglé… Pourtant…
Simon : Quoi ?
Largo : C’est curieux. Pourquoi ai-je l’impression que tu va avoir du mal à te concentrer sur la surveillance de la salle en déjeunant en tête-à-tête avec Astrid ?
Simon : Parce que tu es mauvaise langue. Ce n’est pas parce que toi tu es incapable de te concentrer dès qu’il y a une fille dans les parages que tu dois projeter sur moi !
Largo : Qu’est ce qu’il faut pas entendre ! Non mais franchement, c’est toi qui…
Simon : Moi, quelle mauvaise foi ! Tu t’es pas regardé la semaine dernière quand cette blonde…
Largo : Et toi, avec cette rousse avant hier …
Joy, avec un raclement de gorge : Vous n’allez pas recommencer. Elle désigna le camescope d’Astrid d’un discret signe de tête.

Largo, plaisantant : Joy a raison. Simon, pour quoi essayes-tu encore de me faire passer ?
Simon, même ton/ Mais pour ce que tu es très cher ami…
Largo : Cher ami, permets-moi de te rappeler que tu vaux pas mieux que moi…
Joy, moins subtile cette fois : Les gars, on vous regarde…
Astrid : Oui, d’ailleurs, moi je trouve que cette séquence est criante de vérité.
Joy : Oh, Astrid, par pitié, ne les encourage pas sur cette voie !
Astrid, espiègle : Mais, j’y pense, tu n’as qu’à les départager, toi.
Joy : Moi ? ?
L et S en chœur : Oh non ! ! »

La spontanéité de cette réaction déclencha l’hilarité générale.

La Dolce Vita – NY – 22/12/01 - 13h30.


Astrid était attablée en compagnie de Simon à une petite table dans un coin du restaurant. De là, le Suisse avait une vue dégagée sur l’ensemble de la salle. Largo, Joy, Sullivan et le représentant du partenaire financier étaient quant à eux assis autour d’une table ronde au centre de la salle.
De temps à autres, Astrid filmait quelques plans avec le camescope posé à côté d’elle.
Simon et elle racontèrent leurs vies depuis leur dernière conversation puis elle mit cette situation imprévue à profit pour faire participer Simon à son reportage.
Astrid : Simon, tu veux bien me parler un peu de vos projets pour les fêtes pour mon reportage ? Après tout, qui mieux que toi pourrait représenter l’entourage de Largo ?
Simon : T’as raison, depuis le temps qu’on traîne nos guêtres ensemble !
Astrid remit donc son camescope en marche.

Astrid : « Alors, que faites-vous Largo et toi pour les fêtes ?
Simon : Tu sais, c’est pas facile… Largo doit honorer certains rendez-vous qu’il avait dû repousser pour cas de force majeure. Bref, il ne peut pas se permettre de prendre de véritables vacances… et nous non plus par conséquent.
Astrid : Ce n’est pas trop dur pour vous de ne pas pouvoir faire de projets de vacances indépendamment de Largo ?
Simon : On s’y fait. Et puis, tu sais, si je le voulais vraiment, je pourrais partir quand même … Mais ce n’est pas mon genre d’abandonner mon pote comme ça ! Et puis, ce serait pas aussi sympa ; alors que là, mais on est en famille ! A Noël, c’est tout ce qui compte, non ? En tout cas pour moi, c’est ça l’important. Quant à Joy… je crois que devoir laisser Largo pour partir en vacances la rendrait tout simplement malade ! Je suis même pas sûr qu’elle sache ce que c’est que d’arrêter TOTALEMENT de bosser ! Elle passerait tout son temps à s’inquiéter pour nous !
Astrid : Tu veux dire qu’elle n’a pas pris de vacances depuis qu’elle bosse pour lui ?
Simon : Oh, si … avec Largo, à chaque fois qu’il en prend ; c’est ça, sa conception des vacances ! Et crois-moi, elles sont rarement de tout repos !
Astrid : Je te crois sur parole !
Astrid zooma alors sur la table centrale. Largo était assis entre Joy et Sullivan. La discussion semblait animée et sérieuse. De temps en temps, Largo se tournait vers Joy et semblait l’interroger du regard.
Astrid : De quoi parle-t-il ?

Simon : Largo te l’a dit, Astrid, c’est confidentiel.
Astrid : Je sais mais il s’agit d’un dossier financier, n’est-ce pas ?
Simon, soucieux de ne pas en dire trop/ Pourquoi ?
Astrid : Regarde, Largo se tourne régulièrement vers Joy, comme pour la consulter. Il n’est pourtant pas question de Sécurité ?
Simon : Non, c’est vrai. Il fait juste confiance à son bon sens. Et puis, elle est sans doute au courant du dossier.
Astrid : Ah oui ?
Simon : Elle est très souvent avec lui quand il travaille alors elle entend et sait beaucoup de choses, c’est normal. C’est aussi pour ça qu’il est important d’avoir quelqu’un de confiance à ce poste.
Astrid : Revenons-en à Noël, tu as trouvé un cadeau à Largo ?
Simon : Oh là, m’en parle pas ! Depuis qu’il est milliardaire, c’est devenu beaucoup plus difficile de lui trouver un cadeau ! Mais j’ai finit par lui trouver une montre… pour remplacer celle qui n’a pas résisté à l’explosion lors de notre déplacement aux Philippines.

Astrid : Encore une explosion ?
Simon : Que veux-tu, on ne se refait pas….(changeant de sujet) Et je l’ai fait graver, histoire de personnaliser un peu.
Astrid : Et tu sais ce que vont lui offrir les autres ?
Simon : Aucune idée. L’ennui avec les anciens espions, c’est qu’il n’est pas facile de les faire parler… mais Joy et Kerensky m’ont affirmé qu’ils avaient trouvé. Pour Sullivan, je sais pas…
Astrid : Et à eux, tu leur offres des cadeaux ?
Simon, énigmatique : Tu verras… »

Le déjeuner se déroula sans incident. Ils rentrèrent ensuite au Groupe W, car Largo et Sullivan avaient une succession de RDV et de réunions planifiées pour l’après-midi.

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MessageSujet: Re: Merry Christmas de Léa   Lun 1 Mai - 16:59

Bureau de Largo – Winch Building – 22/12/01 - 14h45

Astrid avait réalisé un ou deux plans de Largo à son bureau et cherchait maintenant à trouver un peu de contenu pour son reportage. Conformément à leurs accords, Phil Cox filmait la discussion.
Astrid : « Si je comprend bien, je ne vais pas pouvoir assister à ses entrevues.
Largo : Je suis désolée, Astrid, mais tu sais que dans les affaires, la confidentialité est un facteur de confiance primordial. En revanche, tu pourras nous accompagner en fin d’après-midi. Je dois me rendre au siège d’une compagnie téléphonique pour signer un contrat de partenariat sur l’ensemble des installations du Groupe dans le monde. C’est où déjà ?
Joy : Ils ont un vaste complexe en dehors de la ville. On est attendu à 17h30.
Astrid regardait Largo avec des yeux ronds.
Largo : Quoi ?
Astrid, surprise et amusée : Tu parles comme un PDG.

Largo, faussement indigné : Mais … enfin… pourquoi est-ce que personne ici ne veut se souvenir que je SUIS PDG ! Même Cardignac a finit par l’admettre !
L’autodérision de Largo produit son effet et les quatre amis rirent de bon cœur.
Astrid : Et vous, Simon, Joy, vous allez faire quoi ?
Simon : Moi, je vais rejoindre Kerensky dans le Bunker, j’ai du travail… une revue de détail des agents de Sécurité du Groupe. Rien de passionnant. Et qui plus est confidentiel, là aussi… Désolé Astrid, tu sais que j’aurais passé l’après-midi avec toi avec plaisir !
Astrid : Dommage. Et toi, Joy ?
Joy : Heu… c’est-à-dire que… Si tu n’as pas besoin de moi, Largo, j’aimerais m’absenter une heure ou deux.
Simon, curieux : Et pour quoi faire ?
Joy, agacée : De quoi je me mêle ?
Simon : Je-me-mêle-de-ce-que-je-suis-le-Chef-de-la-Sécurité et que tu es en service.

Largo : Simon… c’est bon.
Simon, insistant : Tu pourrais quand même nous dire ou tu vas ; on ne sait jamais…
Largo : Dis plutôt que tu meure d’envie de savoir où elle va !
Simon : Et toi tu n’es pas curieux ?
Largo : C’est pas une raison.
Joy : D’ailleurs, pour ce qui est du service, je te ferais remarquer que moi, j’ai déjà traité mes dossiers du jour. Tu sais, ce matin, avant d’aller à l’aéroport… pendant que tu dormais !
Simon : C’est vrai, je n’aurais pas dû… j’avais oublié que toi, tu es TOUJOURS en service !
Joy, faisant mine de parler toute seule : Et dire que je vais me donner du mal pour aller lui acheter un cadeau !
Simon : Hein ? Quoi ? Un cadeau ? Mon cadeau ? Ah, mais ça change tout ! !

Joy, triomphante : J’étais sûre qu’il dirait ça !
Astrid : Tu permets que je vienne avec toi, Joy ?
Joy : Pourquoi pas ? Tu pourrais m’aider pour le cadeau de Simon.
Simon, rêveur : Hmmm ; deux superbes femmes qui se démènent dans les magasins un 22 décembre pour MON cadeau, ça laisse rêveur…Quand dis-tu Largo ?
Largo : Y’en a un qui va choper la grosse tête… Bien, désolé d’interrompre ton fantasme, mais je suis attendu en réunion.
Joy : Nous aussi, on y va.
Joy et Astrid se dirigèrent vers la porte quand Joy remarqua qu’Astrid emmenait le camescope.
Joy : T’es vraiment obligée d’emmener ça ?
Astrid : Allons, ne râle pas. Moi aussi, je suis en service 24 heures sur 24 ces jours-ci ! »


Un peu plus tard dans un Grand Magasin

Entre la foule stressée par les courses de Noël de dernières minutes et le camescope d’Astrid, les nerfs de Joy étaient à rude épreuve…
Néanmoins, elle s’efforça de prendre sur elle et de faire preuve d’un peu d’esprit de Noël.

Joy, filmée par Astrid/ « Alors, tu as des suggestions pour le cadeau de Simon ?
Astrid : Heu… je ne sais pas. Simon aime les belles fringues, on devrait faire un tour aux rayons Couture pour Hommes.
Joy : O.K. Allons-y.

Les deux femmes se frayèrent tant bien que mal un passage dans la marée humaine jusqu’au rayon en question.
Arrivées là, elles déambulèrent en regardant autour d’elles. Après quelques minutes, elles se figèrent sur place au même moment et échangèrent un regard malicieux.


Joy : Tu penses à ce que je pense ?
Astrid : Je crois que oui !
Joy : O.K, c’est parti.
Joy régla son achat puis se dirigea vers un comptoir voisin où elle fit un autre achat. Astrid la suivit, intriguée.
Astrid : Tu as d’autres achats à faire ?
Joy : Trois fois rien, je voulais juste prendre un truc pour Largo.
Astrid : Simon m’a dit que tu avais déjà trouvé son cadeau mais que tu faisais des mystères.
Joy : Et ça t’étonne ?

Astrid : De ta part, non. Mais alors…
Joy : Oh, en fait, je n’ai pas l’intention de t’en dire plus, mais son cadeau n’est pas un objet… Et comme Largo a insisté pour qu’on fasse un sapin, je voulais lui prendre un petit truc à mettre en dessous…
Astrid : Allons, tu ne veux vraiment rien me dire ? Je sais garder un secret.
Joy, ironique : Désolée, mais ce sera une surprise.
Astrid : Et tu as trouvé un cadeau à Kerensky ?
Joy : Oui, des places pour un ballet russe. La troupe de l’Opéra de Moscou passe au Madison Square Garden dans quelques jours.
Astrid : Kerensky au ballet ? Tu crois qu’il va apprécier ?
Joy : Je crois, oui. Ne jamais se fier aux apparences, surtout à propos de Kerensky.
Astrid : Tu as une idée de ce qu’ils vont t’offrir ?

Joy : Aucune. On verra bien… Tu sais quelque chose ?
Astrid, ironique : Navrée mais je sais garder pour moi des infos, quand c’est nécessaire. Et si on quittait cette fourmilière ?
Joy : Oh oui ! Rentrons.»

Limousine de Largo Winch – 22/12/01 - 18h30

Largo : Alors, Astrid, après cette première demi-journée, tu ne regrettes pas de m’avoir pris comme sujet ? Tes téléspectateurs ne risquent-ils pas de s’ennuyer ?
Astrid : Oh et bien… on a quelques éléments de vie quotidienne. Tu sais la vie de PDG est peut-être devenue de la routine pour toi, mais pour la plupart des gens, cela reste un mystère.
La question qui me vient à l’esprit maintenant serait plutôt : Comment un milliardaire passe-t-il sa soirée, à quelques jours de Noël ?
Largo : Je n’ai encore rien prévu. Qu’avez-vous envie de faire ? Profitez-en parce que demain soir, on est de gala !

Astrid : De gala ?
Simon : Oui, de gala de charité : grands sourires, petits fours, mondanité, échange de banalités et de ragots, grosse donation pour une bonne cause et dodo !
Largo : Hhmm, c’est un bon résumé.
Joy : On peut reconnaître ça à Simon, il a l’esprit de synthèse !
Largo : Alors, ce soir ?
Simon : On pourrait peut-être sortir fêter l’arrivée d’Astrid. Tu as envie de danser, ma belle ?
Astrid : Tu doutes de la réponse ?
Simon : Pas une seconde ! Largo, ça te va où tu veux encore te la jouer pantouflard ce soir ?
Largo, offusqué : Moi, pantouflard ? PAN-TOU-FLARD ?

Simon : Bah, te vexe pas mon vieux, mais avoues que ces derniers temps, t’as été bien sage ! T’as peur que le Père Noël ne passe pas si tu t’accordes une nuit de folie ? Ou peut-être que tu te fait vieux avant l’heure ?
Largo : Simon, cesse de me provoquer ! C’est un défi ?
Simon : Parfaitement. Alors, tu le relèves ou tu te dégonfles ?
Largo : Je suis ton homme !
Joy leva les yeux au ciel une nouvelle fois puis adressa un regard amusé à Astrid dont le camescope se régalait.

Penthouse – 22/12/01 – 19h15

Après un bref débriefing avec Sullivan et un point sur le programme du lendemain, Largo, accompagné de Kerensky, avait rejoint ses amis pour décider du programme de la soirée avant de se préparer.

Simon : Super, nous voilà tous les trois réunis pour une nuit de fiesta ! Ca va chauffer ! !

Astrid : 3 ? Joy, Kerensky, vous venez pas avec nous ?
Kerensky : Moi, je viens.
Simon : Whaaouuu, Kerensky nous fait l’honneur de sa présence ! Qu’est-ce qui nous vaut ce plaisir ?
Kerensky, avec le plus grand sérieux : D’ordinaire, je fais plus attention à mes fréquentations mais disons que je me laisse gagner par l’esprit de Noël.
Largo : Tu es trop bon.
Kerensky : Je sais ; ma bonté me perdra.
Astrid : Et toi, Joy ?
Largo : Oui, Joy, viens avec nous !
Joy : Non merci, j’ai deux ou trois trucs à faire.

Largo : T’es sûre ? Ca ne peut pas attendre ?
Joy : Non, je préfère ne pas remettre à plus tard ce que je peux faire aujourd’hui.
Simon, provocateur : Ouais, c’est ça ! Dis plutôt que tu veux pas venir avec nous parce que tu sais pas t’amuser ! Ca te ferait du bien de te distraire un peu.
Joy, ironique : Je reconnais que vous voir faire votre numéro de jeunes coqs, tous les deux, me distrait au plus au point, mais j’ai d’autres projets.
Simon, soupçonneux : Quoi ? T’as un rancard, c’est ça ?
Joy, mystérieuse : Pas exactement, mais il y a effectivement des gens que je voudrais contacter avant les fêtes.
Simon : Qui ça ? Des amis ? De la famille ? Des anciens amants ? Un nouvel amant ?
Joy : Tu n’espères quand même pas tirer quelque chose de moi avec ce pitoyable interrogatoire ?
Simon : Pourquoi, tu nous caches quelque chose ?

Joy, ironique : Je me trompe où cette idée tourne à l’obsession chez toi ?

Joy adressa alors à Simon un de ses regards qui le perturbaient tant et avança doucement vers lui en accentuant imperceptiblement le caractère félin de sa démarche. Largo et Astrid commencèrent à sourire. Simon perdait sa belle assurance et sa contenance à vue d’œil, au fur et à mesure que Joy l’approchait. Sur le point de le dépasser, elle s’arrêta à sa hauteur et se tourna vers lui. Simon esquissa un geste de recul, intimidé. Joy posa délicatement une main sur son épaule. Bien décidée à le torturer un peu, elle se pencha alors doucement pour parler à son oreille, suffisamment fort pour que tous entendent.
Ses lèvres étaient à quelques millimètres du lobe de l’oreille de Simon qui hésitait entre regarder droit devant lui et garder un œil sur elle.

Joy : Serais-tu possessif ? Crois-tu vraiment avoir des raisons de t’inquiéter, Simon ?

Laissant Simon sous le choc, elle se dirigea vers la porte, pris son sac au passage et adressa un clin d’œil à Largo, Astrid et Kerensky en sortant.

Kerensky, inquiétant : A force de la chercher, tu devrais peut-être t’inquiéter…
Largo, hilare : Bah, Simon, remets-toi !
Simon, bredouillant : J’aimerais t’y voir, toi !
Astrid : Je serais curieuse de voir ça…


Devant un bar branché – Broadway Avenue – NY – 23/12/01 – 4h30


Un petit groupe de joyeux fêtards quelque peu éméché sortit d’un bar dont la musique résonnait jusque dans la rue. Astrid était encadré par ses deux prétendants attitrés qui lui tenaient chacun un bras. Kerensky suivait avec ce qui ressemblait à un sourire sur les lèvres.

Simon : Quoi, on s’en va déjà ? Mais le jour n’est pas encore levé ! Et, puis, il y a cette charmante petite serveuse blonde …
Largo : Libre à toi de rester Simon, mais, moi je dois rentrer … (avec un soupir) Sullivan m’attend à 10h dans son bureau !
Astrid, moqueuse : Oh, pauvre Largo !
Elle lâcha les 2 hommes et ralluma son camescope pour saisir sur le vif la mine de chien battu affiché par le jeune milliardaire.
Largo : Astrid, tu ne vas pas t’y mettre toi aussi… On pourrait pas oublier le boulot jusqu’à l’aube ? Déjà que t’as passé la soirée à essayer de me faire boire pour que j’accepte cette interview exclusive…

Astrid : Je n’ai pas dit mon dernier mot, je l’aurais cette interview !
Kerensky : Je vous laisse.
Simon, dramatique : Kerensky, tu vas pas m’abandonner, toi aussi !
Kerensky : Sans le moindre remords. Je dois donner raison à Largo, je dois, moi aussi, être opérationnel demain.
Simon : Vous êtes deux vieux râleurs !
Kerensky, sarcastique : Tu le deviendras aussi… le jour où tu travailleras !
Simon, vexé : Très drôle ! Comme je le dis souvent, il faut bien que quelqu’un s’amuse dans cette équipe ! ! Ce n’est pas Joy et toi qui allez…
Kerensky, sarcastique : Mais qui te dit que Joy ou moi ne nous amusons jamais ? … Ne t’est-il jamais venu à l’esprit que certaines personnes s’obstinent à continuer à vivre au-delà de ton regard ?
Simon : Quoi ?

Largo, moqueur : Ce que Kerensky essaye de te dire, c’est qu’ils s’amusent sans nous !
Simon, amusé, faussement indigné : S’amuser sans moi, c’est tout simplement inconcevable !
Kerensky : C’en est trop pour moi, bonsoir. Astrid…
Kerensky fit un baisemain cérémonieux à Astrid, qui s’en amusa beaucoup, et s’éloigna.

Mais à peine avait-il tourné les talons et franchi quelques mètres, qu’une berline Ford de couleur sombre déboula à grande vitesse au coin de la rue. Kerensky remarqua alors la vitre avant qui se baissait et un éclair lumineux à leur approche.

Le reflet du néon de l’enseigne sur le canon d’une arme. L’éclair d’un tir…

Kerensky, hurlant en se retournant : A TERRE ! ! !
Simon, Largo, Astrid : Hein, quoi ?
Le premier coup de feu retentit, et une balle alla se loger dans le mur derrière eux après avoir raté de peu Astrid et effleuré l’épaule de Largo.

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MessageSujet: Re: Merry Christmas de Léa   Lun 1 Mai - 16:59

Les 3 fêtards revinrent instantanément à la réalité et plongèrent au sol alors que d’autres coup de feu s’acharnèrent contre le mur. Simon protégea Astrid tout en sortant son arme mais il n’eut pas le temps de tirer. Seul Kerensky se tenait debout au milieu de la rue et tirait sur le pare-brise arrière de la voiture qui filait à vive allure en zigzaguant. Largo se releva rapidement mais il ressentit une violente brûlure à l’épaule en essayant de sortir l’arme qui se trouvait attachée à sa cheville. Il était touché. Ce n’était qu’une éraflure sans gravité certes, mais elle était douloureuse. Il porta sa main valide à son épaule en grimaçant.

Largo : Et merde ! Y’en a marre !
Simon, aidant Astrid à se relever : Astrid, ça va, t’es pas blessée.
Astrid : Non, ça va, je n’ai rien. Merci, Simon.
Elle ramassa son camescope qui était tombé pendant la fusillade.
Astrid, machinalement : Heureusement qu’il est anti-choc…
Elle et Simon rejoignirent Largo et Kerensky. Ils virent immédiatement le petit filet de sang qui perlait entre les doigts de Largo.
Astrid : Tu es blessé ?
Largo : Rien de grave.

Simon, atterré : Oh non … Tu as été touché…
Devant l’expression angoissée de son ami, Largo crut bon de le rassurer.
Largo : Inutile de faire cette tête, ce n’est qu’une égratignure !
Simon : Ce n’est pas ça…
Astrid : Quoi alors ?
Simon, réellement inquiet : Joy va me tuer !
La sincérité de l’angoisse de leur ami fit rire Astrid et arracha un sourire à un Largo des plus sombres. Kerensky esquissa un demi-sourire quand il remarqua le voyant rouge sur le camescope qu’Astrid tenait à la main.
Kerensky, sérieux : Ton camescope filme ?
Astrid, constatant : Heu… oui. Je ne l’ai pas rallumé pour filmer ça. Il était allumé et…

Largo : Du calme, Astrid. Kerensky ne t’accuse pas de faire du sensationnel.
Kerensky : Tout ce que je veux savoir, c’est si il filmait pendant la fusillade.
Astrid : Oui, mais ce n’était pas volontaire alors j’ignore si on verra quelque chose.
Kerensky : Ca vaut le coup d’essayer. Allons au Bunker.
Astrid : On n’attend pas la police ?
Kerensky : Perte de temps.
Et Kerensky se dirigea vers la voiture de Largo, garée de l’autre côté de la rue.
Simon : Je vais rester pour parler à la police. Largo, Astrid rentrez au Building, c’est plus prudent.
Sans un mot, ils rejoignirent Kerensky qui avait pris le volant.


Dans la voiture, l’ambiance était lourde. Astrid était un peu secouée mais surtout elle avait remarqué l’air sombre qui n’avait plus quitté Largo depuis la fusillade. A présent, il regardait par la fenêtre. Mais son regard était vide et las.
Kerensky lui jetait de petits coup d’œil par le rétro. Lui aussi avait remarqué. Par égard pour l’air gêné et inquiet d’Astrid, il fit un effort pour faire la conversation.
Kerensky : En fait, je crois que Simon est resté sur place juste pour ne pas avoir à appeler Joy lui-même.
Astrid : J’ai l’impression qu’elle l’effraie plus que le tireur de tout à l’heure.
Kerensky : Joy a tendance à perdre son calme quand on s’en prend à ses protégés.
Largo, lui, gardait obstinément le silence.


Building Winch – 23/12/01- 5h

Arrivé dans le parking souterrain, Largo monta directement au penthouse. Astrid lui proposa de l’accompagner pour soigner son épaule mais il déclina son offre et tourna les talons.


Largo : Va avec Kerensky, tu peux lui être utile.
Kerensky : J’appelle Joy et on va essayer de voir ce qu’on peut tirer de ce camescope.

Bunker – 23/12/01 – 5h20
[/B]
Simon arriva enfin après avoir donné tous les éléments qu’il pouvait à la police et expliqué, non sans mal, comment et pourquoi 3 témoins et victimes de la fusillade avait quitté les lieux du crime avant leur arrivée. Mais, une fois de plus, le nom de Winch avait produit son effet.

Il expliquait brièvement à Astrid et Kerensky que la police passerait dans la journée pour prendre leurs dépositions quand Joy fit irruption dans le Bunker.

Joy : Que s’est-il passé ?
Kerensky : On nous a tiré dessus.
Joy : Qui ça « on » ? Et où est Largo ?

Simon : C’est vrai, ça, où est-il ?
Kerensky : Il est monté pour se changer.
Joy : Se changer ? Pourquoi ?
Simon, un peu honteux : Il a été touché à l’épaule.
Joy : QUOI ? ? ?
Astrid : Ne t’inquiète pas, ce n’est rien.
Joy : Comment est-ce arrivé ?
Elle adressa un regard tellement chargé de désapprobation à Kerensky, et surtout à Simon, que celui-ci se sentit obligé de se justifier.
Simon : C’est à dire que… on sortait d’un bar et on discutait sur le trottoir quand cette voiture est arrivée de nulle part et il y a eut des coups de feu…

Joy : Vous l’avez eu ?
Simon, piteux : Non, tout a été trop vite.
Joy, avec un soupir : Génial !
Simon regardait ses pieds, mal à l’aise, car il n’avait pas fait un geste pour protéger Largo. Et Joy les avait si souvent mis en garde contre l’imprudence dont ils faisaient preuve lors de leurs sorties nocturnes.
Joy, sévère : Comment Largo a-t-il été blessé ?
Kerensky : Regarde, Astrid filmait quand c’est arrivé.
Kerensky envoya la séquence sur l’écran géant.
Après la projection, Joy sembla s’être un peu calmée. Tout était aller très vite en effet.
Joy : Tu as pu identifier le tireur ?

Kerensky : Tu permets, on arrive. Ce genre de chose demande un peu de temps avec un camescope qui n’est pas numérique.
Astrid : Désolée mais les free-lance payent eux-mêmes leurs extras de matériels alors…
Le reste de la bande défilait sur l’écran géant derrière eux avec un cadrage des plus chaotiques.
Kerensky : J’ai pu lire la plaque de la voiture mais …
Joy : Elle a été volée.
Kerensky : Si j’en crois les fichiers de la police, elle a été volée hier à côté de l’aéroport de La Guardia.
Simon : Je vais communiquer le numéro aux flics pour qu’ils nous préviennent si on la retrouve. On ne sait jamais…
Joy, jetant un regard distrait sur l’écran/ Tu crois que tu pourras isoler le visage du tireur ?
Kerensky : Si il n’est pas trop partiel et si la définition est suffisante… mais ça va prendre du temps.

Astrid : On devrait appeler Phil Cox. On irait peut-être plus vite avec lui, il s’occupe de la partie technique du montage du reportage et le matériel du fourgon pourra sans doute nous aider.
Kerensky : Bonne idée. Il n’y a pas de temps à perdre. Entre mes ordinateurs et votre matériel, j’ai bon espoir.
Le regard de Joy se figea sur l’écran. C’était juste avant que Kerensky ne s’aperçoive que le camescope fonctionnait toujours. Le cadrage inexistant et l’image qui bougeait avaient néanmoins fixé le visage de Largo et son regard vide.
Il a l’air mal…
Joy, à voix haute :Comment l’a-t-il pris ?
Simon fixa à son tour l’écran.
Simon : Il a l’air secoué.
Kerensky répondit par un regard lourd et Astrid eut l’air gênée.
Astrid : Il n’a pas dit deux mots depuis que c’est arrivé. Et il est monté directement au penthouse… Il avait l’air tellement las. Ca ne lui ressemble pas de se laisser atteindre comme ça.
Simon : Il a pas trop le moral ces jours-ci. Il le cache mais je le sais. C’est Noël…

Joy : Raison de plus pour le protéger. Il faut retrouver ce tireur et le neutraliser au plus vite.
Kerensky : Tu as raison.
Simon : J’appelle la police pour la voiture.
Kerensky : Tu leur a parlé du camescope ?
Simon : J’ai préféré éviter. Ils l’auraient envoyé au labo de la police…
Kerensky : Et on en aurait eu pour des jours, surtout avec les fêtes. Dis-leur que l’un de nous s’est souvenu du numéro de la plaque. Astrid…
Astrid : Je vais chercher Phil. (en regardant Joy) Quelqu’un devrait aller voir Largo…

Joy : Je vais voir s’il s’en sort avec son pansement.
Joy et Astrid prirent donc la direction de l’ascenseur. Astrid descendit à l’avant-dernier étage, où se trouvaient les appartements d’invités dans lesquels Phil Cox et elle étaient logés.


Penthouse – 23/12/01 5h40

Joy frappa à la porte mais ne reçut pas de réponse. Elle entra donc pour trouver un appartement plongé dans l’obscurité.
Joy : Largo ? ?
Pas de réponse, mais elle aperçut Largo. Il était immobile, dans son fauteuil qui était tourné vers la baie vitrée, dos au bureau et à Joy.
Un peu inquiète de ce silence, Joy traversa rapidement la pièce pour le rejoindre.
Ses yeux étaient clos mais sa respiration irrégulière lui indiqua qu’il ne dormait pas et qu’il était conscient.

Joy, doucement : Largo…
Largo ouvrit enfin les yeux, mais il semblait ailleurs.
Joy s’assit sur le bureau et fit pivoter son fauteuil d’un quart pour qu’il ne lui tourne plus le dos.
Joy : Largo… je suis désolée, j’aurais dû être là.
Largo réagit enfin.
Largo, vivement : Pourquoi ? Pour qu’il te tire dessus à toi-aussi ? A quoi bon jouer les boucliers humains, Joy, puisqu’il y en aura toujours un autre pour porter le prochain coup et tirer la prochaine balle ?
Joy, choquée : Mais enfin… qu’est ce qui t’arrive ? Ca ne te ressemble pas de te laisser abattre ainsi.
Largo la regarda dans les yeux. Il dut se rendre compte que sa détresse blessait Joy car il baissa la tête et la prit entre ses mains, se frottant le visage et les cheveux.
Largo, doucement : Excuse-moi… C’est juste que j’en ai assez ! ! Je n’en peux plus !

Joy, ferme : Ne dis pas ça. Ne les laisse pas t’atteindre. Tu es plus fort que ça. On va coincer ce tireur, il ne te fera pas de mal. (doucement) Je ne le laisserai pas faire.
Largo : Tu ne comprends pas. Ce n’est pas ça… Je peux supporter qu’on s’en prenne à moi. Ce que je fais contrarie beaucoup de monde, je le sais et je l’assume. Mais… tout à l’heure… ça a failli recommencer… il ne s’en est fallu de quelques centimètres.
Joy : Quoi donc ?
Largo : La balle… je l’ai vu arrivée… elle se dirigeait sur Astrid… j’ai cru que…
Joy : Qu’Astrid allait être blessée ?
Largo, doucement : Oui. Mais ça aurait très bien pu être Simon… ou Kerensky… ou même toi, si tu avais été là.
Joy, simplement : C’est pour ça que j’aurais dû être là.

Largo : Je dis pas ça. Tu sais que je n’aime pas quand…
Joy : Quand je te rappelle que mon job, c’est aussi de se mettre sur la trajectoire de la balle pour éviter que des innocents ne soient blessés., si nécessaire.
Largo : Bon sang, ça me rend dingue !
Joy, espiègle : Je vois ça.
Largo laissa finalement échapper un sourire, mais il fut de courte durée.
Largo : La trêve de Noël, je suppose que c‘était trop demander… J’aurais tellement aimé passer un Noël normal, rien qu’une fois.
Joy : Hey, tout n’est pas perdu. On n’est que le 23.
Largo : Tu comptes réellement régler ça dans la journée ?
Joy : Je nous donne jusqu’à demain midi. Mais, fais moi confiance, tu l’auras ton réveillon. Je te le promets.

Largo soupira, se laissa retomber en arrière dans son fauteuil, ce qui le fit grimacer. Sa blessure venait de se rappeler à lui.
Joy, réprobatrice : Tu es resté là à ruminer tes idées noires pendant une heure et tu n’as même pas pris la peine de soigner ta blessure ! Enlève ta veste et ta chemise, on va s’en occuper.
Aussitôt, elle disparut dans la salle de bain, à la recherche de la trousse de secours.
Largo s’exécuta lentement en grimaçant encore.
Joy fut bientôt de retour et retrouva sa place sur le coin du bureau pour laver la blessure.
Largo laissa échapper un gémissement de douleur au contact du désinfectant.
Joy : Douillet !
Néanmoins, elle redoubla de douceur et de délicatesse. Largo n’eut plus à souffrir de ses soins. Au contraire, il appréciait assez de se faire dorloter.
Largo : Hey, tu es très douce quand tu veux. Tu pourrais te reconvertir infirmière.

Joy : J’y penserais quand je protégerais un vieux grabataire.
Largo : C’est pour moi que tu dis ça ?
Cette image ramena un peu de bonne humeur et ils en rirent ensemble.
Joy : Je préfère ça.
Largo : Quoi ?
Joy : Le sourire…
Elle eut donc droit à un vrai et charmant sourire avant qu’elle entreprenne de finir
de désinfecter méticuleusement la longue et fine plaie.
Largo, taquin/ T’es sûre que ça te tente pas ? Pas même pour voir la tête de Simon en te voyant en uniforme.
Joy : Hhhooo. En guise de représailles, elle appliqua le coton imbibé d’alcool sur la plaie.

Largo : Ouch ! ! O.K Je l’ai cherché.
Pas rancunière, Joy attaqua alors le pansement avec une délicatesse retrouvée.
Le silence se réinstalla pendant que Largo regardait son ange gardien prendre soin de lui.
Joy avait presque fini. Depuis un moment, elle sentait son regard posé sur elle et appréhendait un peu de relever les yeux de sa tâche.

Ne pas se laisser troublée… Il n’y a vraiment pas de quoi.
Ne pas se laisser troublée… se répéta-t-elle, tentant l’auto-persuasion.

C’est le moment que choisit Simon pour faire irruption dans l’appartement.
Simon : Ca va mon vieux ? Bah alors, vous n’avez pas fini ce pansement ! Mais qu’est ce que vous foutiez ?

Joy : Ca y est, c’est fini.
Ramassant à la va-vite les compresses souillées, l’alcool et les restes de bande sur le bureau, elle disparut de nouveau dans la salle de bain.
Largo : Du nouveau ?
Simon : Kerensky, Astrid et le cameraman travaille sur la bande vidéo pour voir si on ne peut pas en tirer un cliché du tireur. J’ai donné le numéro de la plaque à la police. Y’a plus qu’à attendre. Ca va, toi ?
Largo : Oui. J’ai juste envie de faire regretter à cette ordure d’essayer de gâcher mes fêtes.
Joy, sur le seuil/ Voilà, un état d’esprit bien meilleur. Mais pour le moment, je crois que tu devrais essayer de dormir… (elle regarda sa montre) une ou deux heures. Simon, tu devrais en faire autant. Je vous réveillerai si Kerensky obtient des résultats.

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MessageSujet: Re: Merry Christmas de Léa   Lun 1 Mai - 17:00

Bunker – 23/12/01 - 8h30


Astrid et Phil était monté se reposer un peu. Kerensky montra à Joy la photo qu’il avait finalement réussi à extraire. Le visage leur était inconnu, mais cela n’avait rien d’étonnant.
L’espion venu du froid lança une recherche morphologique dans les différents fichiers fédéraux et internationaux pour l’identifier.
Le téléphone sonna. Joy décrocha. Une patrouille de police avait retrouvé la voiture volée à proximité de La Guardia.
Après avoir raccroché, Joy resta songeuse un instant.
Joy : Quelque chose m’échappe… Je le sens, c’est là, juste devant nous… Kerensky, où as été volé la voiture ?
Kerensky : Du côté de La Guardia également. Mais ça ne signifie rien, un aéroport, c’est l’idéal pour voler et abandonner une voiture.
Joy, songeuse : Peut-être.
Elle lança de nouveau la bande de la scène, encore et encore, cherchant le détail qui lui échappait.

Joy : Qu’est ce que je ne vois pas ? Bon sang, qu’est ce que je vois pas ?
Simon : Qu’y a-t-il Joy ?
Simon venait d’entrer mais les deux autres étaient trop absorbés pour s’en rendre compte.
Joy : Kerensky a isolé le visage du tireur, on attend le résultat de l’identification.
Simon : Mais tu as l’impression qu’il y a un truc qui cloche, n’est pas ?
Joy : Hhhmm
Simon : C’est curieux mais j’arrête pas de revivre la scène et j’ai cette impression aussi, sans savoir pourquoi. Tu la repasses encore ?
Ils regardèrent donc une fois de plus la vidéo de l’attaque. Sans plus de succès.
Simon : Aaarrrghhh, j’enrage ! Je suis sûr que c’est là, devant mes yeux, mais je vois rien !

Joy : Du calme. Reprenons tout, depuis le début. Notre tireur a volé une voiture hier en fin de matinée à côté de La Guardia. La nuit dernière, il vous attend pendant des heures à la sortie d’un bar pour vous tirer dessus. Il échoue mais s’enfuit sans trop insister.
Simon : Sans trop insister, tu y va fort. On voit que tu y étais pas !
Kerensky : Non, Simon, elle a raison. Son comportement est étrange pour un professionnel. Et qui plus est, il était seul face à nous. Déjà comme ça, c’est insensé.
Joy : Sans compter qu’il ne pouvait pas savoir que nous ne serions pas au complet.
Simon : Et si ça n’en était pas un ?
Largo, qui entrait en compagnie d’Astrid/ Un quoi ?
Simon : Un professionnel. Notre tireur… On part depuis le début de l’idée que c’est un pro, pourquoi ?
Joy : Parce qu’on nous envoie toujours des pros.
Simon : Exact, mais rien ne nous dit que c’est le cas, cette fois. Ce type connaît les astuces de truands pour trouver une voiture pour leurs coups certes, mais à part ça, il est pas vraiment au point comme tueur ! C’est ça qui nous échappait et qui était devant nos yeux !

Simon repassa la bande au ralenti pour appuyer ses propos.
Regardez comment il s’y prend. La voiture qui déboule, c’est bien pour prendre la fuite mais c’est pas terrible pour la précision. Surtout qu’il n’avait même pas de chauffeur, ni aucun renfort. Ca crève les yeux que c’est pas un pro.
Joy se précipita sur la commande et revisionna la scène une fois de plus. Largo détourna le regard de l’écran, il en avait assez, il l’avait déjà revue toute la nuit, cette scène. Il porta son attention sur l’air concentré de sa garde du corps.

Elle a trouvé quelque chose.

Joy repassa au ralenti le plan où l’on voyait le projectile qui avait touché Largo foncer vers le camescope. Astrid s’était retournée au bruit du coup de feu et le projectile était passé très près, juste avant de frôler le milliardaire.
Joy : Et si ce n’était pas Largo, la cible…
Largo, et Simon : Quoi ?
Joy : Simon, tu t’es précipité pour couvrir Astrid plutôt que Largo, pourquoi ?
Simon, sur la défensive : Mais parce qu’elle a bien failli être touchée. Elle était juste devant…

Joy : Précisément. Astrid était un peu devant Largo pour le filmer. Lorsqu’elle se retourne, on voit clairement le projectile arriver de face. Ce n’est que parce qu’il l’a raté que Largo a été touché.
Largo : Tu veux dire que ce serait Astrid la cible ?
Joy : Astrid, sur quoi tu travailles ces temps-ci ? Je parle de tes enquêtes …
Astrid, songeuse : Sur la corruption supposée d’un parlementaire…
L’ordinateur de Kerensky émis un bip. Ils avaient le nom du tueur maladroit : Angus Bishop, domicilié à Washington.
Joy : Le tireur vient de Washington. C’est un truand local qui exécute un contrat en amateur de temps en temps.
Astrid : De Washington, comme moi.
Joy : Peut-être même était-il sur le même vol. Washington… il a dû être engagé là-bas par ton parlementaire.

Simon : J’y pense ! La voiture a été retrouvée à l’aéroport… non loin de là où elle avait été volée donc… ce n’est pas malin.

Kerensky : Pourquoi ? Il a dû en profiter pour sauter dans un avion et filer.
Simon : Pas forcément. Il n’a pas rempli son contrat. Il est possible qu’il soit encore là… et dans un hôtel de ce coin je pense.
Kerensky : Mais enfin, ce serait stupide. Je n’y crois pas.
Simon : Je connais ce genre de truand. Ca veut se faire un nom… devenir un caïd, et ça, il n’y arrivera que s’il exécute ses contrats. Je te parie ce que tu veux qu’il est dans le coin, probablement sous son vrai nom en plus ! Il n’a aucun lien avec Astrid, pourquoi se cacherait-il ?
Kerensky : Tu es bien sûr de toi.
Simon : Une intuition. On parie ?
Kerensky : Tu serais prêts à parier contre moi ?
Simon : Affirmatif. Et même à intéresser le pari ! Que veux-tu miser ?

Kerensky, dubitatif/ Que pourrais-tu bien avoir qui m’intéresse ?
Largo : J’ai peut être une suggestion…
Joy : Largo, tu ne devrais pas les encourager…
Largo : On cherche toujours un volontaire pour le rôle de Père Noël pour l’Arbre de Noël des enfants du Groupe. Le perdant sera notre Père Noël.
Le Suisse et le Russe se regardèrent un instant, hésitant, se défiant du regard.
Kerensky : Tenu !
Simon : Tenu !
Joy ne put réprimer un sourire : quelque soit l’issue de ce pari, cela promettait d’être drôle !
Simon : Qu’est ce qu’on fait ? On y va maintenant ?

Largo, ferme : Non. Ce n’est qu’un petit truand. On le laisse à la police, ils sauront quoi en faire. Faîtes leur une copie de la cassette et du cliché.
Simon : Mais enfin… il a tiré sur nous, voulu tuer Astrid !
Largo : Justement, on s’est assez fait canarder comme ça ! On devrait plutôt se préoccuper de décoration de fête et vérifier qu’on a tous nos cadeaux, au lien de jouer les détectives !
Astrid : Largo a raison, je ne veux pas que quelqu’un d’autre soit blessé à cause de moi.
Joy : Voilà qui est raisonnable. Tu me surprends.
Largo : Tu ne vas quand même pas t’en plaindre ?
Joy : Loin de moi cette idée. Au contraire.
Simon dut donc se ranger à l’avis général, un peu à regret. Il contacta la police et lui fit part de leur découverte. Il dut cependant faire quelques entorses à la chronologie de leurs recherches pour éviter que la police ne grince trop des dents.
Largo : Il est temps de se remettre au travail. Ne t’inquiètes pas Astrid, tu n’as rien à craindre, la police va l’avoir et je pense même qu’il s’empressera de balancer son commanditaire.

Simon, rieur : Et s’il résiste, on lui enverra Joy !
Joy, menaçante : Puisque tu sais ce dont je suis capable, tu devrais te méfier…
Astrid : Je crois qu’il est grand temps pour moi de reprendre le cours de mon reportage… J’y insérerais les images de l’attaque et je ferais un commentaire pour donner le fin mot de l’histoire.
Joy : Avec un peu de chance, Bishop aura parlé et tu pourras en profiter pour te faire remarquer et vendre ton enquête à un grand journal ou à la TV.
Astrid : Qu’est ce que tu fais ce matin, Largo ?
Largo : J’ai une réunion avec Sullivan, le DRH et le Responsable de la Rémunération du Groupe pour la Revue annuelle du personnel rattaché à la Direction.
Simon : Si je comprends bien, vous allez parler de nos salaires ?
Largo : Euh… oui, entre autres.
Astrid : Je suppose que je ne peux pas assister à ça non plus ?

Largo : Tu peux y assister mais pas question de filmer. Sauf si l’une des personnes qui sont ici t’y autorise pendant que l’on traitera son cas.
Astrid se retourna avec avidité vers Simon et Joy, Kerensky était retourné à son ordinateur et les ignorait complètement.
Largo admira la rapidité avec laquelle la jeune femme avait encaissé la découverte d’une tentative de meurtre contre elle. Elle avait déjà tourné la page et s’était replongée dans son boulot.

Peut être est-ce un moyen pour elle de gérer ça ou bien de fuir ? …

Astrid : Alors ? Je peux filmer ?
Simon : C’est bon pour moi, je n’ai rien à cacher.
Joy marqua un instant d’hésitation.
Joy : Si ni Largo ni les autres participants n’y voient d’objections, soit.
Astrid : Euh… Kerensky ?

Sans lui accorder un regard, Kerensky lui tendit son camescope qu’il avait conservé. Astrid le prit mais resta plantée à côté de lui.
Kerensky : Oh… je suis d’accord aussi. Le tabou de l’argent, c’est un truc de capitalistes !

Salle de réunion – un peu plus tard.

Astrid suivit donc Largo en réunion et assista aux tractations sur le montant des primes de fin d’année à attribuer aux collaborateurs. Intérieurement, elle se réjouit de pouvoir filmer Largo en train de se débattre comme un beau diable pour pouvoir attribuer aux membres de l’Intel Unit des primes conséquentes et faire revaloriser leurs primes de risques. Les deux responsables du Personnel cédèrent relativement aisément aux volontés de leur patron, après avoir protesté pour la forme. Mais ils se montrèrent plus récalcitrant dans le cas de Joy, car sa prime était déjà très élevée à l’origine.
Devant l’agacement visible de Largo, Sullivan crut bon de rappeler indirectement à celui-ci que ces décisions seraient communiquées lors du Conseil d’Administration du lendemain.

Sullivan : Hhhmm, Largo, le Conseil d’Administration risque de se montrer très critique lors de la présentation de demain…
Largo : Ils peuvent s’y opposer ? Non, alors peu importe.
Sullivan : Je cherche juste à vous éviter des heurts inutiles… D’autant que Joy n’y attache pas vraiment d’importance.
Largo : Et moi je trouve légitime d’assurer un train de vie confortable aux personnes qui risquent
leur peau pour moi tous les jours de l’année.


Fourgon de TV – Parking souterrain du Groupe W – 23/12/01 – 13h30

Astrid avait décliné l’offre de Largo de déjeuner avec lui et les autres pour tourner la séquence d’explication qui accompagnerait les images de l’attaque. Par prudence, elle promit à Joy de ne pas quitter le Building tant que la police ne leur aurait pas confirmé l’arrestation de Bishop.

Elle voulait être seule pour enregistrer les explications.

Astrid : « Vous allez voir maintenant les images d’une fusillade qui a eu lieu cette nuit à notre sortie d’un bar. Comme vous le savez sûrement si vous lisez la presse, Largo est souvent impliqué dans ce genre d’événement. Nous avons donc tous cru qu’il en était la cible et son entourage, que certain qualifie de Garde rapprochée, s’est mobilisé pour retrouver l’auteur des coups de feu et le protéger…. (Elle marqua une pause dans l’enregistrement en prévision de la séquence des images) L’enquête menée par l’Intel Unit a finalement permis d’identifier l’homme et de mettre à jour la méprise commise… C’était en fait moi qui était la cible de cette fusillade ; ce qui serait à relier à une enquête sur laquelle je travaille par ailleurs et qui n’a absolument rien à voir avec Largo Winch.
Comme vous l’avez vu sur les images, Largo a été légèrement blessé. Je voulais profiter de cette séquence pour lui présenter mes excuses, ainsi qu’à son entourage, pour cet incident qui a bien failli gâcher leur fête de famille. »

Astrid était un peu émue. Largo avait été psychologiquement touché et elle s’en sentait responsable.

Après le déjeuner, ils durent tous se mettre à la disposition de la police qui, par égard pour le milliardaire, avait envoyé des inspecteurs au Groupe pour prendre leurs dépositions en toute discrétion.


Cette visite bouscula un peu l’emploi du temps du jeune PDG, qui s’enferma donc deux heures en fin de journée en tête à tête avec ses dossiers dans un bureau vide.
Astrid en profita pour discuter avec Simon, en présence d’une Joy toujours aussi discrète, de l’état d’esprit de Largo. Le camescope était bien entendu en marche.

Astrid : « Simon, comment trouves-tu Largo aujourd’hui ?
Simon : Il est sombre. L’incident de la nuit dernière et la fatigue accumulée lui mine le moral… L’année a été difficile pour lui, tu sais.
Astrid, un peu embarrassée : Je suis désolée pour l’incident. Je ne serais jamais venue si j’avais su que cette histoire aurait de telles répercussions…
Simon : Tu n’as pas à faire d’excuses, Astrid. Ce n’est pas ta faute. Et puis, c’est pas le genre de la maison de laisser les amis seuls face au danger ! Pas vrai Joy ?
Joy approuva d’un signe de tête.
Ils étaient installés dans le penthouse pour discuter. Kerensky les rejoint. Il avait du nouveau.

Kerensky : Les flics ont téléphoné. Ils ont eut Bishop. Ils sont actuellement en train de l’interroger.
Simon : Cool ! Astrid n’a plus rien à craindre.
Joy : Ne parle pas trop vite. Tant que le commanditaire n’a pas été identifié et neutralisé, la prudence s’impose. Où a-t-il été conduit ?
Kerensky : 15ème District, pourquoi ?
Joy, énigmatique : Pour savoir.
Sur ce, Joy prit son téléphone portable et s’isola sur la terrasse tout en composant un numéro. En tendant l’oreille (ce qu’ils faisaient tous), ils purent juste entendre ses premiers mots avant qu’elle ne referme la baie vitrée.
Joy : Bonjour, l’inspecteur Diane Russell s’il vous plaît.
Quelques instants plus tard, elle rentra et se dirigea vers son sac.
Joy : Simon, je m’absente une heure ou deux. Largo n’est pas censé sortir mais veille sur lui et sur Astrid.

Simon : T’inquiète pas, je m’en occupe. Mais où vas…
Elle ne lui laissa pas le temps de finir et quitta l’appartement. Kerensky lui emboîta le pas.
Dans le couloir :
Kerensky : Tu vas t’assurer que Bishop balance bien son commanditaire ?
Joy : Exactement. Je serais de retour pour escorter Largo au gala.
Kerensky, taquin/ J’espère bien. Tu es censée lui servir de cavalière. Tu n’imagines pas notre play-boy de patron se présenter à une réception sans femme à son bras ? Remarque, Astrid aurait pu s’en charger…
Elle le foudroya du regard avant de sortir de l’ascenseur.

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MessageSujet: Re: Merry Christmas de Léa   Lun 1 Mai - 17:02


Penthouse – 23/12/01 –19h30

Largo, en smoking, faisait les cent pas dans le penthouse. Simon attendait patiemment en sirotant un whisky assis dans le fauteuil de son ami, les pieds sur le bureau.

Astrid, en robe de soirée bleu, filmait la scène.
La porte de l’appartement s’ouvrit. Largo se retourna vivement dans cette direction mais Astrid put filmer son air dépité lorsqu’il vit que ce n’était que Sullivan, lui aussi en smoking.

Sullivan : Et bien, allons-y, nous allons être en retard au gala de charité !
Simon : Joy est en retard. On l’attend.
Sullivan : Où est elle allée ?
Largo, agacé : On l’ignore. Elle est partit dans l’après-midi et personne n’a jugé utile de lui demander où elle allait et quand elle rentrerait ! !
Simon, se sentant visé : Ne t’inquiète pas. Elle est seulement un peu en retard. Elle a dû mettre plus de temps que prévu à se préparer. Après tout, c’est aussi une femme !
Astrid, moqueuse : Quel remarquable sens de l’observation !
L dont l’inquiétude devenait perceptible : Alors pourquoi n’a-t-elle pas téléphoné ?

Simon : Largo, Joy est une grande fille…
Largo le fusilla du regard.
Ce n’est pas une raison !

La porte s’ouvrit de nouveau, mais cette fois sur Kerensky.
Il ne laissa pas à Largo le temps d’ouvrir la bouche.
Kerensky : Elle sera là dans 5 min. Elle vient d’appeler.

5 minutes plus tard, Joy fit son apparition. Simon resta admiratif, bouche ouverte, devant sa robe pourpre ornée d’une fine broderie surpiquée. Ses pieds en tombèrent du bureau.
Quand elle le veut bien, elle est tout simplement à tomber !

Largo ne prit pas le temps de la regarder.

Largo, criant : Bon sang, mais où étais-tu passée ? Ca fait ½ heure qu’on t’attend ! T’aurais au moins pu nous dire où tu étais et allumer ton portable ! C’est trop demander de vouloir savoir où est ma Garde du corps ?
Tout en criant, il était venu se placer en face d’elle. Elle ne semblait pas impressionnée le moins du monde par ce saut d’humeur inattendu, ni même s’en offusquer. Il s’était inquiété, elle pouvait aisément le deviner.
Joy, très calme et naturelle : Je suis passée voir les flics. J’ai un contact au 15ème District où Bishop a été emmené. Il leur a vite avoué la tentative de meurtre et le contrat.
Simon, ravi/ Et pour le commanditaire ?
Joy : Bishop s’est d’abord montré réticent à le balancer. Il en allait de s on honneur de truand mais, il a fini par se décider. Le sénateur X… vient d’être arrêté sous l’accusation de corruption, association de malfaiteurs et de tentative de meurtre.
Simon : Génial !
Astrid : Je dois avouer que je suis soulagée.
Simon : Qu’est-ce qui l’a décidé à parler ?
Kerensky : Tu le demandes ? C’est pas toi qui avait suggéré de lui envoyé Joy s’il le faisait pas ?

Sullivan : Joy, j’ose espérer qu’il n’y a pas eu de… débordements.
Joy : Rassurez vous, Sullivan, nous avons seulement eu une petite conversation.
Comme Largo n’avait toujours rien dit, tous les yeux se tournèrent donc vers lui. A voir sa tête, ses amis devinèrent qu’il avait fini par remarquer la tenue de Joy…
Joy lui sembla soudain embarrassée. Il n’avait pas cessé de la regarder, et son admiration était visible, ce qui embarrassait toujours la jeune femme… surtout en public. Il rompit donc le silence.
Largo : Assez parler de fusillade et de tueur ! Je ne veux plus entendre parler que de sapin, de cadeaux et de guirlandes électriques !
Kerensky : Tu veux pas que je te chante Merry Christmas pendant que t’y es ?
Largo : Contente toi de faire le Père Noël à l’Arbre de Noël. Tu as perdu ton pari contre Simon, tu te rappelles.
Kerensky : ….
Des rires fusèrent. Kerensky fut le seul à ne pas trouver cette idée amusante.


Largo : il est grand temps d’y aller, on est en retard.
Il offrit son bras à Joy et ils se rendirent tous au gala.



Penthouse – 24/12/01 – 9h

Largo, Astrid, Simon, Phil Cox et Sullivan prenaient le petit déjeuner chez Largo en commentant la soirée d’hier pour les uns. Sullivan essayait vainement de temps à autre de ramener la conversation au Conseil d’Administration prévue à 11h.

Soudain, l’Interphone relié au Bunker retentit.
Largo : Largo Winch.
Kerensky, passablement agacé : Sans blague, ici Santa Klaus. Descendez tous, on a un problème.

Ils descendirent donc tous précipitamment jusqu’au Bunker.


Bunker – 24/12/01 – 9h05

Simon fit le premier irruption dans le Bunker, talonné par Astrid et Phil. Il descendit les marches et regarda autour de lui, muet d’étonnement.
A la vue du spectacle, Phil regretta qu’on lui ait interdit de filmer dans le Bunker. Astrid interrogea du regard Joy qui était assise à sa place, s’amusant de l’irritation de Kerensky.
Sullivan fut le suivant à entrer. Dans sa précipitation, le fidèle bras droit de Winch ne vit pas que quelque chose s’était enroulé autour de son pied en haut des marches et il s’étala pitoyablement.

Se redressant avec peine, il chercha la cause de sa chute : une guirlande électrique qui courait le long de la marche.
Su, énervé : Mais qu’est-ce que c’est que ces gamineries ? !? ! ?
Largo, sur le seuil, se figea et partit d’un grand éclat de rire. Ce qui lui valu d’être foudroyé du regard par Sullivan.
Largo, cherchant avec peine à reprendre son sérieux : Pardon John, je ne ris pas de vous… et il lui fit un signe pour lui révéler l’étendue du spectacle.

Kerensky, consterné : Joy et moi avons trouvé CA à notre arrivée.
CA désignait respectivement des guirlandes électriques le long des meubles ; un bonhomme de neige en cellulose sur une étagère ; des décorations de Noël qui pendaient du plafond ; une banderole « Merry Christmas » qui barrait l’écran mural. Et ce que les autres identifièrent vite comme le pire aux yeux de Kerensky et la cause de son indignation : un sapin nain qui trônait sur SON ordinateur et perdait, naturellement, ses épines sur SON clavier !
K entre ses dentSimon : Ah ça, un monument à la gloire de la tradition du Kitsch de Noël !
Et Largo de rire de plus belle, bientôt rejoint en cela par les autres.
Même Sullivan finit par se dérider et à rire de ces enfantillages devant l’expression outragé du grand Russe.
Simon : C’est pour te mettre dans le peau de ton personnage, avant demain !
Kerensky : Vous feriez mieux d’aller bosser ! Largo, t’as un Conseil d’Administration à préparer il me semble !
Et ils retournèrent tous à leurs occupations dans une ambiance joyeuse.
Astrid profita d’ailleurs de la bonne humeur retrouvée de Largo pour lui arracher la promesse d’une interview exclusive, prévue pour l’après-midi même (avant que celui-ci n’ait le temps de changer d’avis !)

Terrasse du Penthouse – 24/12/01 – 16h


Astrid, à la caméra/ Nous sommes à présent sur la magnifique terrasse qui surplombe la ville… Phil fit un plan de la vue puis s’éclipsa discrètement pendant qu’Astrid prenait le relais avec le camescope.
Astrid : Où nous avons choisi de nous installer pour réaliser l’entretien exclusif que Largo a bien voulu m’accorder… après que j’ai quelque peu insisté…
Largo : Tu le sais, je n’aime pas beaucoup ce genre de chose… je ne suis pas très à l’aise…
Astrid, au camescope : Une autre chose que vous devez savoir sur lui… Il n’aime pas du tout parler de lui, en tout cas pas de ce qu’il ressent… Ce qui, effectivement, pose problème en interview puisque le but est, soyons honnête, de le pousser à se dévoiler un peu afin que vous le connaissiez mieux ! [
Largo fit une grimace mi-amusée, mi-embarrassée.

Astrid, à Largo cette fois : Allons, tu vas pas avoir peur… un grand garçon comme toi ! Fais-moi confiance, t’as connu pire ! Et comme c’est Noël, on ne va pas non plus se prendre la tête… alors on va alterner les questions sérieuses, et d’autres qui le seront moins… les questions indiscrètes, et les autres.
Largo, s’habituant un peu : Pose toutes les questions indiscrètes que tu veux ma chère Astrid, mais ne t’attends pas à avoir une réponse à chaque fois !
Astrid : Alors on commence : qu’est ce que tu trouves de plus beau dans la vie ?

Largo, désarçonné : Oh, plein de chose… De plus beau, hein ? (sourire charmeur ) La beauté féminine … mais, la vraie beauté.
Astrid : C’est à dire ?
Largo : Au risque de tomber dans le cliché, celle rayonne depuis l’intérieur… celle qu’on ne fait qu’entrevoir pendant un bref moment mais qui s’impose vous comme une évidence…
Astrid, à la caméra : Maintenant vous comprenez mieux d’où vient sa réputation de séducteur… En fait, il ne fait que passer son temps à rechercher cet instant magique auprès de toutes les jolies femmes qui croisent sa route !
Largo : Astrid, tu es impitoyable !
Astrid, malicieuse : Et tu adores ça ! Reprenons, qu’est ce que tu trouve de plus laid dans la vie ?
Largo, affirmatif/ La compromission.

Astrid : Ca a le mérite d’être clair… Voilà pourquoi tu passes pour être un PDG atypique, une tête-brûlée.
Largo : Sans doute, mais, j’en suis fier.
Astrid : On te qualifie souvent « d’aventurier », qu’en penses-tu ?
Largo : Tout dépend ce qu’on met derrière ce terme. J’ai une vie mouvementée, c’est vrai. Et je n’irai pas prétendre que ça me déplaît. J’ai le goût du risque, je le reconnais et je rechigne rarement à un peu d’action … J’aime bien sortir des sentiers battus et de la routine … Mais, il s’agit seulement de profiter de la vie… pas de jouer avec !
Astrid, un peu moqueuse : Largo Winch, l’épicurien en somme ?
Largo : Ce que je veux dire c’est que je suis peut-être un aventurier …Mais je refuse qu’on associe à ça l’image d’un égoïste qui se moque des conséquences que peuvent avoir ses actes sur les autres. Qu’il s’agisse de ses proches ou des populations en contact avec le groupe W à l’autre bout de la planète ! … Je n’ai peut être pas toujours été un modèle de sens des responsabilités. Mais s’il y a bien un sujet sur lequel l’entrée un Groupe W dans ma vie m’a changé, c’est celui-là ! Je crois que ces derniers mois m’ont appris la prudence… Enfin, disons plutôt à faire preuve d’un minimum de prudence.
Astrid : Justement, quelle est, selon toi, la chose qui a le plus changé dans ta vie depuis que tu as hérité du groupe W ?
Largo : Oh là, en ce qui concerne le quotidien, je crois qu’il serait plus simple de parler de ce qui n’a pas changé… Mais ce qui est le plus dur à gérer pour moi, c’est le fait qu’à présent les gens qui font partie de ma vie deviennent des cibles pour cette seule raison. Ca n’encourage pas à la stabilité !
Astrid, saisissant la perche : C’est ce que tu recherche la stabilité ? Je veux dire la stabilité affective ?

Largo : Bah comme tout le monde, j’ai besoin d’avoir autour de moi un certain nombre de personnes auxquelles je tiens et en qui j’ai confiance…
Astrid : Ca ressemble à une famille ce que tu me décris là… Je t’ai connu plus indépendant… sans attache et désireux de le rester…
Largo : Comme tu me l’as un jour fait remarquer, le temps à passer… Et puis avec la vie que je mène aujourd’hui … Je ne sais pas si, sans eux, j’aurais la force de résister à la pression… ou de ne pas choper la grosse tête ! Je veux bien évoluer mais pas question de renier ce que je suis. Et un entourage solide, c’est une aide quand il s’agit de vous le rappeler ! Ainsi que pour ce qui est de profiter de la vie…
Astrid : Maintenant, si tu pouvais changé quelque chose en toi, ce serait quoi ?
Largo, espiègle : Heu… j’en sais rien, je suis plutôt bien dans ma peau en général. Demande à Sullivan, à Simon et à Joy, ils te feront une liste !
Astrid : La dernière personne que tu aies eu envie de tuer ?
Largo, désarçonné : C’est à dire que… (jouant sur l’humour pour se donner une contenance) J’ai eu un Conseil d’Administration tout à l’heure… Non, je plaisante, les questions de business ne mérite pas qu’on tue pour elles.

Astrid, sérieuse : Et selon toi, qu’est ce qui justifie qu’on tue ?
Largo : Je suis plutôt de nature pacifiste, tu le sais… (Astrid acquiesça) J’aurais envie de te dire RIEN mais la vie est parfois plus compliquée que ça… Protéger sa vie ou celle des siens en cas de légitime défense.
Astrid : Tu es très protecteur envers les gens qui te sont chers… Tu crois que ça a un lien avec le fait que tu n’aies jamais eu de famille, du moins au sens classique du terme ?
Largo fut un peu embarrassé par cette question très personnelle.
_ Sûrement. J’ai appris de la vie qu’avoir des gens qu’on aime et qui vous aime autour de soi n’était pas un dû … alors qu’en on a cette chance, quoi de plus normal que de chercher à préserver ça ?
Astrid : Tu as conscience que depuis le début de cet entretien, on n’a parlé quasiment que de tes proches… C’est paradoxal pour quelqu’un qui veut protéger sa vie privée.
Largo : Que veux-tu ? Une fois de plus, tu me mènes par le bout du nez ! Ou peut-être est-ce simplement l’effet de Noël…

Astrid : Ne sois pas mal à l’aise, je reviens à ma liste. Un bruit que tu aimes ?
Largo : Un rire.
Astrid : Un bruit que tu déteste ?
Largo : Une détonation.
Astrid : Quand as-tu pleuré pour la dernière fois ?
Largo : Dans la salle d’attente d’un hôpital, la dernière fois que j’ai failli perde une personne à laquelle je tiens énormément.
Astrid : Quand as-tu ri pour la dernière fois ?
Largo : La dernière fois que j’ai vu Simon, y’a une heure donc.
Astrid : On en revient toujours au même sujet… tes proches.

Largo : Je peux te parler de rentabilité à long terme des investissements éthiques si tu préfères ? Qui aurait cru qu’un jour j’en serais capable ?
Astrid : Pas moi. Mais sans façon, merci. Restons-en à la liste. S’il te restait 24H à vivre, tu ferais quoi ?
Largo, goguenard/ Devine !
Astrid : Je suppose qu’il est inutile d’essayer de savoir avec qui ?
Largo : Inutile, en effet. Comme tu l’as souligné, j’entends qu’on respecte ma vie privée.
Astrid : Qu’aimerais-tu lire sur ton épitaphe ?
Largo : Oh, là, tu y vas fort ! Heu… attends que je réfléchisse… « Mort de plaisir à un âge très avancé » Non, je plaisante… ça, c’est pour Simon ! Puis, redevant sérieux :
« Il a essayé de faire les bons choix »

Astrid : Merci Largo. Dernière question : alors, était-ce si difficile ?
Largo : Ca aurait pu être pire.
Astrid, perfide : Oui. J’aurais pu poser la question que toutes les téléspectatrices auraient aimé que je te pose : Est-ce qu’il y a quelqu’un dans ta vie ? Et ensuite, j’aurais pu conclure l’entretien en te demandant si tu as été honnête envers toi-même dans les réponses que tu m’as données…
Largo : Je vois vraiment pas où tu veux en venir.
Astrid : Bien sûr. »
Et elle conclut l’interview par un clin d’œil au camescope.

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MessageSujet: Re: Merry Christmas de Léa   Lun 1 Mai - 17:05

Penthouse - 24/12/01 – 19h30

Un sapin avait été installé dans la matinée pendant que Largo était au Conseil d’Administration. Au fil de la journée de petits paquets étaient discrètement venus se glisser à ses pieds. A présent, Largo avait entrepris de le décorer et avait entraîné Simon, Joy, Astrid et même Sullivan. Phil Cox filmait pour laisser à Astrid le loisir de profiter de sa soirée. Seul Kerensky avait refusé de se prêter au jeu et sirotait une vodka en les regardant faire. Il avait eu sa dose de verdure pour la journée !
L’ambiance était joyeuse et les rires fréquents, comme il se doit pour un réveillon de Noël dans une famille unie.


Un peu plus tard, alors qu’ils discutaient gaiement autour de l’apéritif, le portable de Joy émit un bip lui signifiant la réception d’un SMS.
Elle le lut alors que Simon la taquinait.
Simon : Hey, t’aurais pu éteindre ton portable ce soir ! On ne te suffit pas ?
Joy : Pas tout à fait. Je peux avoir votre attention, s’il vous plaît ?
Largo : On t’écoute.
Le petit groupe se resserra autour de Joy qui s’était placée dos à la porte d’entrée.
Joy, intimidée : Je sais qu’on avait prévu attendre Minuit pour ouvrir les cadeaux mais… disons que j’ai un cadeau pour toi, Largo, que je me vois mal faire attendre jusque là… surtout après un aussi long voyage.
Elle se dirigea vers la porte et l’ouvrit, s’effaçant pour laisser place au "cadeau" de Largo.
Le Père Maurice remplissait l’embrasure de la porte, à la stupéfaction de tous.

Père Maurice : Largo !
Largo : Père Maurice !
Et les deux hommes tombèrent dans les bras l’un de l’autre pour une accolade chaleureuse.
Largo, surpris et ému de le voir : Ca alors, je ne m’attendais pas… Comment allez-vous ?
Père Maurice : A merveille. Et je dois dire que j’ai été ravi de l’invitation de Joy…
Largo se tourna alors vers sa garde du corps qui se tenait un peu en retrait.
Joypresque enfantine : Joyeux Noël.
Largo se pencha vers elle, lui prit la main et déposa un baiser sur son front.
Largo : Tu es merveilleuse.

Joy porta son verre à ses lèvres pour essayer de dissimuler le rose qui montait à ses joues. Largo guida ses deux amis vers l’intérieur ; une main sur l’épaule du Père Maurice, l’autre sur celle de Joy.

Peu après, ils passèrent à table pour un succulent dîner. Toute trace de morosité ou de blues avait disparu du visage de Largo qui savourait d’avoir les siens autour de lui en ce soir de fête. Les conversations, qui étaient animées, le devinrent plus encore quand Astrid questionna le Père Maurice pour son reportage. Celui-ci ne se fit pas prier pour raconter des anecdotes de la jeunesse de celui-ci, ce qui arracha quelques grimaces à l’intéressé.

Quand ils sortirent de table, Largo et le vieux moine s’isolèrent sur la terrasse et purent ainsi discuter un peu. Les autres prirent soin de ne pas les déranger pour que ces deux êtres, pudiques de nature, puissent échanger des confidences.

Le Père Maurice rentra après quelques minutes et Largo resta un instant humer l’air nocturne. Sur le seuil de la terrasse, le moine croisa Joy.

Père Maurice : Merci de m’avoir fait venir. J’ai grand plaisir à revoir Largo.
Joy : Je sais. Et lui aussi est heureux que vous soyez là. Votre présence lui fait du bien.
Père Maurice : C’est rassurant pour moi de savoir que vous prenez soin de lui. Il a de la chance de vous avoir.
Joy ne répondit pas. Le compliment la touchait sincèrement et donc la mettait mal à l’aise.
Le vieil homme, fin psychologue, la laissa donc se doutant qu’elle rejoindrait Largo.

Effectivement, Joy prit une flûte de champagne et la porta à son patron.
Joy : Tiens.
Largo : Merci.
Joy : Alors, ce réveillon ressemble-t-il à l’idée que tu t’en faisais ?
Largo : Non, c’est bien mieux encore. C’est même l’un des meilleurs réveillons qu’il m’ait été donné de passer. Je te le dois pour beaucoup, d’ailleurs.
Joy : Ne t’avais-je pas promis que tu aurais un vrai Noël et que rien ni personne ne viendrait le gâcher ?
Largo lui sourit. A cet instant, un premier flocon fit son apparition et vint se poser sur la main de Largo qui s’était ouverte pour le recevoir.
Largo : Regarde, Joy, il neige.
Ils restèrent un instant, le nez en l’air à contempler le spectacle. Joy frissonna.

Largo : Rentrons, il fait froid.
Il ôta sa veste pour la poser sur les épaules dénudées de Joy.

A l’intérieur, Simon les attendait avec impatience.
Simon : Ah, vous voilà, on attendait plus que vous pour ouvrir les cadeaux ! C’est l’heure.
L’ouverture des cadeaux put donc commencer. Tout le monde se groupa au pied du sapin.
Simon, impatient : Qui commence ?
Joy : Toi, je ne sais pas si tu serais capable de tenir plus longtemps. Un vrai gosse !
Simon prit un paquet à son nom et l’ouvrit : deux caleçons en soie rouge cerise avec de petits motifs roses. En y regardant de plus près, Simon put distinguer de petits cœurs.
Les convives piquèrent dans un fou rire.

Joy : Astrid et moi avons tout de suite pensé à toi en les voyant !
Simon, beau joueur, rit avec les autres puis tendit un paquet à Joy.
Simon, un petit sourire aux lèvreSimon : Tiens à ton tour. Joyeux Noël.
Joy ouvrit le sac cadeau et y découvrit de la lingerie. La garde du corps vira au pivoine.
Astrid pouffa de rire et murmura à l’oreille de Largo.
Astrid : Cette manie de s’offrir de la lingerie… Tu devrais peut-être t’en inquiéter, Largo.
Celui-ci fit mine de ne pas comprendre le sous-entendu et sourit. Puis, il se rapprocha pour voir de plus près le cadeau et poussa un sifflement admiratif.
Largo, hhmmm/ Très joli, ce rouge pourpre.
Simon : Ma chère Joy, cette couleur t’ira au teint, fais moi confiance !

Joy : Possible. Et dire que tu n’en sauras rien…
De nouveaux, la pièce s’emplit de rires, tant à cause de la blague de Joy qu’à cause de la grimace de déception par laquelle Simon y avait répondu.
Le déballage des cadeaux se poursuivit avec la même bonne humeur et le même humour.
Kerensky reçut de Largo un logiciel d’échecs ultra-performant. Le Russe sembla surpris et apprécié les places pour le ballet russe offert par Joy et murmura quelques chose à propos d’une charmante espionne russe de sa connaissance qui serait ravie de lui tenir compagnie. Et il prit même avec humour la paire de pantoufles offerte par Simon. Largo, quant à lui, fut ému par la montre gravée reçue de Simon et hilare lorsque Kerensky lui offrit une K7 vidéo sur laquelle le russe avait piégé Cardignac en posture délicate avec Alicia dans un des ascenseurs du groupe. Sullivan fut touché par l’édition originale d’un ouvrage de J. Swift, cadeau de Largo, et par les places pour l’Opéra offert par Joy. De même, cette dernière tenta avec peine de dissimuler qu’elle était touchée que Kerensky lui offre un étui à revolver qui ne déformerait pas la veste sous laquelle il était amené à être placé. Elle reçut également un sac de voyages de grande maroquinerie de la part de Sullivan. Elle le gratifia d’un beau sourire en guise de remerciement.

S gentiment taquin/ Vous avez vu, John, elle en a offert 2, c’est pour vous permettre d’inviter une femme. Vous vous souvenez, un rencard ?
Sullivan : Etant un gentleman, je ne vous ferais aucune révélations dans le but de me défendre… J’espère seulement qu’une de mes amies pourra se libérer pour m’accompagner.
Simon : On dit ça !
Joy : Si ce n’est pas le cas, je serais très honorée de vous accompagner.
Sullivan : Quelque chose me dit qu’une soirée en compagnie d’un honorable gentleman, bien élevé, vous changerait !

Curieusement, deux des hommes présents, se sentirent visés par cette remarque.
Ensuite, Astrid eut la surprise de trouver un camescope numérique sous le sapin à son attention, de la part de toute l’équipe.

Quant à Simon , il bondit littéralement de joie en trouvant, dans une toute petite boîte, une clef. Celle-ci correspondait en effet à la serrure du tout dernier modèle de Lamborghini garé dans le parking. Largo avait remplacé la voiture de son ami, détériorée au cours d’une de leurs aventures récentes.

Il ne resta bientôt plus que deux paquets au pied du sapin. Largo prit un paquet rectangulaire et plat et le tendit à Joy.
Largo : Tiens. Joyeux Noël.
Joy arracha le papier cadeau et découvrit un écrin de velours noir. Elle l’ouvrit et poussa une exclamation d’admiration et de stupeur : il contenait une parure complète : un pendentif en diamants monté sur or blanc, discret et élégant, les boucles d’oreilles et le bracelet assortit. Bien sûr, l’écrin portait la griffe d’un des plus prestigieux joailliers.
Joy : Je… je ne sais pas quoi dire. Tu es fou ! T’aurais pas dû…
Simon : Tu vois que tu sais quoi dire.
Largo : Shut, pas de discussion. Essaye le collier.

Et Largo s’empressa de l’aider à l’attacher.
Largo : Il te plaît ?
Joy : Bien sûr. Il est tout simplement magnifique.
Largo : Bien.
Joy : Merci…
Largo : Voyons ce dernier paquet… Il le prit et regarda l’étiquette. Tiens, il est pour moi.
Il l’ouvrit et y découvrit une chaude paire de gants en cuir.
Simon pouffa de rires alors que les autres se regardèrent, interloqués. Largo se tourna vers Joy.
Joy : Je me suis souvenue que tu n’as plus de gants … et que tes mains gèlent fréquemment !

Astrid s’approcha de Largo, espérant une explication de ce qui, dans le magasin, lui avait semblé un cadeau plutôt impersonnel, mais qui visiblement revêtait un sens particulier pour eux.
Largo poussa un soupir et pour toute explication…
Largo : Les femmes sont cruelles…


Arbre de Noël du Groupe W - 25/12/01

Largo, Joy, Simon, Sullivan et Astrid se tenaient sur le seuil de la salle de réception qui accueillait les enfants des salariés du Siège pour l’Arbre de Noël pendant que leurs parents savouraient petits-fours et champagne dans le salon voisin.
Ils étaient ébahis par le spectacle qui s’offrait à eux : conformément à son pari perdu, Kerensky remplissait son rôle de Père Noël avec une sidérante aisance et beaucoup de patience envers les enfants.
S’efforçant de garder sa dignité malgré son costume rouge et blanc, il prévint néanmoins ses amis :
Kerensky : Pas un mot, ou je ne réponds plus de moi !

Les autres quittèrent donc bien vite les lieux pendant que l’effet de surprise leur permettait de garder leur sérieux, laissant Kerensky à son triste sort.

Plus tard, Simon et Joy se retrouvèrent seul pendant que Largo saluait ses nombreux employés et leurs conjoint(e)s.
Simon : A ce propos, c’était gentil de ta part le coup des décorations de Noël dans le Bunker… J’aurais pas cru que tu consentes à te montrer si attentionnée.
Joy : Comment ? Mais ce n’est pas… Enfin, tu veux dire que ce n’est pas toi qui a… ?
Simon : Moi ? Non. Je pensais que c’était toi qui avait fait ça pour remonter le moral de Largo.
Joy : Moi ?
Simon : Bah ouais, je sais que tu n’es pas encore prête à tout pour réconforter ce cher vieux Largo mais je sais aussi que tu es sensible à son sourire alors …
Joy : Simon ! Je croyais que c’était toi.
Largo, quittant le petit groupe d’employés qui s’était formé autour de lui, rejoignit justement ses amis à cet instant, toujours suivi d’Astrid et de son indiscret camescope.

Largo : La trêve de Noël est déjà finie ? Je vous reprends déjà à vous chamaillez.
Joy : Mais non, voyons, Simon et moi faisions juste une petite mise au point à propos des décorations du Bunker.
Largo : Au fait, lequel de vous deux dois-je remercier pour cela ? Les deux peut-être ?
Simon : Et bien justement, c’est bien ça le problème. Joy vient de m’apprendre qu’elle n’y était pour rien.
Joy : Et moi, je pensais que cela venait de lui.
Largo : Mais alors… qui ?
Simon et Joy échangèrent un regard interloqué.

Largo était lui aussi surpris mais il savourait néanmoins la scène avec un réel amusement. Pour lui, ce mystère était anecdotique. L’important était de se sentir entouré. Depuis la formation de leur petite équipe, il savait qu’il n’était plus seul. Mais parfois, en des instants comme celui-ci, la sensation diffuse qui irradiait son cœur dépassait largement cette seule certitude, aussi rassurante soit-elle. Il avait construit une famille.
Avec un sourire, il focalisa de nouveau son attention sur Simon et Joy. Pour un peu, il aurait pu voir la fumée leur sortir par les oreilles tant leurs cerveaux s’activaient. Astrid, quant à elle, n’en perdait pas une miette.


C’était pourtant logique. Impensable. Inimaginable. Mais logique.
Simon et Joy se regardèrent à nouveau.
S et Joy : Nan…
Joy : Si ce n’est pas toi et que ça n’est pas moi non plus. Ce ne peut être que…
Simon : Tu ne penses quand même pas à… ? ? ?
Largo : Mais enfin à qui … Oooohhh…
Joy : La même personne que toi.
D’un même geste, Joy, Largo et Simon se tournèrent alors vers Giorgi qui rentrait dans la salle des fêtes du Groupe W après s’être changé.

Parfaitement à l’aise malgré l’épreuve inhabituelle qu’il venait de vivre, il prit au vol une flûte de champagne sur le plateau d’un serveur.
Sûr de lui, il fixa Astrid et ses trois amis et porta un toast dans leur direction. Simon vit un demi-sourire se dessiner sur ses lèvres alors qu’il murmura quelques choses qu’il ne parvint pas à saisir.
Raje-dièste-vôme ! déchiffra Joy, plus rompue à lire sur les lèvres.
Simon : Ce qui signifie ?
Joy haussa les épaules, perplexe.
Largo : Joyeux Noël.

FIN





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